Je n’ai jamais particulièrement apprécié la soirée du 31 décembre. Pour moi, ce ne sont que douze coups qui sonnent une fin et un recommencement où rien ne change. Les extraits de cet ouvrage me donnent plutôt raison tant que les réveillons présentés sont tristes et désabusés. Comme le dit Simenon, « Encore une terrible année de finie et une terrible année qui commence. » (p. 56). Mais il y a toujours ce bon Zola pour me remonter le moral avec de jolis vœux. « Il faut que pendant vingt ans encore je puisse vous dire comme aujourd’hui bonne année ! bonne année ! mes trois enfants chéris, et aimez-moi bien, et aimons-nous bien, et tâchons que ce grand amour nous console de toutes les misères de l’existence. » (p. 92)
J’apprécie ce genre de petit recueil, car il offre des mises en bouche de grands textes littéraires, romans ou correspondances. Une fois encore, je me suis répété que je dois lire Aurélien de Louis Aragon ! Le dernier extrait est une lettre de vœux de Louis-Ferdinand Céline à M. Gallimard… et elle est des plus savoureuses et décomplexées !