Malataverne

Roman de Bernard Clavel.

Christophe, Serge et Robert enchaînent les petits larcins dans les fermes du voisinage. « On n’est pas coupable si les gendarmes ne nous trouvent pas. » (p. 99) Après un vol nocturne de fromages qui aurait pu les faire prendre, voilà qu’un plus gros coup se présente. Le plus âgé propose aux deux plus jeunes de dérober le magot d’une vieille femme : ce sera simple, sans danger et ça leur offrira enfin assez d’argent pour acheter des motos. Pour Robert, gamin de 15 ans, c’est le méfait de trop : bourrelé de remords avant même de passer à l’action, il est tiraillé entre le désir de ne pas laisser ses camarades agir et l’interdit qui reviendrait à les dénoncer. « Ce qui comptait maintenant, c’était d’arriver assez tôt. D’arriver pour empêcher le malheur. » (p. 113)

Je gardais de cette lecture de collège le souvenir d’une angoisse terrible. J’ai retrouvé ce sentiment avec ma relecture. Les longues heures qui précèdent le cambriolage font monter un suspense haletant. Avec ce roman court et ces personnages finement caractérisés, Bernard Clavel a produit une histoire inoubliable.

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