
Nouvelle de Michael McDowell.
M. Farley voyage beaucoup avec sa petite valise. Il consigne méthodiquement toutes ses dépenses, toutes ses rencontres, toutes les informations de sa journée. « On ne devrait pas oublier les choses. Sinon on risquait de les répéter. Et si, par inadvertance, on prenait des habitudes – eh bien, on risquait d’avoir des ennuis. » (p. 8) M. Farley change souvent d’identité et on le comprend : il a une activité pour le moins risquée et salissante, aux revenus aléatoires. Et à mesure que l’on découvre son histoire, on ne peut que s’étonner de sa longévité, sa très étonnante longévité.
Réinventer un mythe littéraire, ce n’est pas donné à tout le monde ! Michael McDowell fait ça avec brio dans cette nouvelle qui dévoile très progressivement la vraie nature du protagoniste. Je suis presque frustrée que ce texte ne soit pas un roman, même court, parce que j’aurais aimé suivre un peu plus ce détestable et fascinant personnage !