
Recueil de textes de Christian Bobin.
Chaque page déploie une poésie philosophique, voire philosophale tant une alchimie se crée entre tous les éléments convoqués par l’auteur. Une fois encore, Christian Bobin présente sa foi simple, directe, naïve, lumineuse et heureuse, loin des ors et du faste. Le poète ne peut que croire, lui qui assiste chaque jour à la renaissance de la beauté et qui s’émerveille de toutes les petites choses.
- Le pas d’un chat.
- Le simple mystère de la mort.
- Le Creusot et les nuages.
- Les couleurs de Matisse et la musique Bach.
- Les monastères et les églises.
- Les vieilles personnes.
- Les cerises et leurs fleurs.
- Les saint·es anonymes.
- Le bleu et l’or, couleurs sœurs sur la palette du beau.
Quelques mots, et Christian Bobin m’installe dans son monde de l’infiniment quotidien et du joli rien. Quelques pages, et je m’apaise dans une parenthèse de délicatesse.
« Il y aura toujours une pluie pour jouer du clavecin ou un merle pour composer une fugue. » (p. 11)
« L’étirement d’un chat est un livre de sagesse qui s’ouvre lentement à la bonne page. » (p. 18)
« J’ai été un lièvre au paradis. » (p. 43)
« Lire, c’est ajouter au livre, découvrir, en s’y penchant, son propre visage dans la fontaine de papier blanc. » (p. 52)
« Bientôt le mariage des oiseaux. Je me demande quelle tenue choisir. » (p. 58)