
Bande dessinée de Thorn.
Le loup désespère de n’attraper aucun mouton. Il discute de ses plans d’attaque avec l’ogre, mais ce dernier, repu et très occupé avec ses jeux de société, est assez peu compatissant. « Tu ne veux pas leur demander de voter pour leur prédateur officiel, pendant que tu y es ? » (p. 16) Les journées sont très longues quand on a le ventre vide. Tout en évitant le berger qui veille avec sa carabine, le pauvre loup doit en plus subir les moqueries de Nicéphore, mâle alpha qui chasse dans le même troupeau. Bref, notre pauvre prédateur est la risée de la meute, voire de la vallée : grand méchant loup, vous avez dit ? Naaaa !

Thorn reprend les contes de fées et y injecte un humour absurde, loufoque et gentiment couillon : c’est 100 % ma came et j’en redemande. « Dis, qu’est-ce que c’est, les jouets que tu sors tout le temps ? / Oh, je les trouve dans le menu ‘enfant’… » (p. 40) Il y a des airs de Tex Avery et des machineries façon ACME dans cette courte bande dessinée. Le tome 2 est paru et le tome 3 est à venir : une commande s’impose chez mon libraire.
