
Premier roman de Sandrine Goeyvaerts. À paraître le 4 mars 2026.
Derrière l’écran, elles s’appellent Ataraxie, Exorde, Protocole, Rigor et Thémis. Elles sont Cabale et, méthodiques, organisées et implacables, elles s’en prennent aux auteurs de violences sexuelles, puisque les institutions policières et judiciaires sont trop souvent défaillantes. « La Cabale repose entièrement sur ce principe : pour obtenir réparation, il faut frapper aussi fort que l’on a été touchée. Concrètement, pour un viol, il faut buter le violeur. » (p. 27) Les cadavres d’hommes mutilés attirent l’attention d’Alice, flic sur la brèche. Elle comprend que le coupable n’est pas solitaire, mais l’enquête piétine. Heurtée de plein fouet parce que ce que Cabale punit, Alice devra choisir entre la loi et la justice, pas celle des tribunaux, mais celle des femmes blessées. « Pour rétablir la vérité, tout dépend toujours de l’angle choisi pour raconter l’histoire. » (p. 45)
De cette autrice et amie, j’ai déjà lu plusieurs textes où elle parle de ce qu’elle connaît sur le bout des doigts : le vin et le féminisme. Le premier roman de Sandrine Goeyvaerts est à son image : punchy, direct, généreux, intransigeant et plein d’un espoir boosté à l’humour et à la rage, deux excellents carburants ! Le final de ce polar est magistral : ce n’est ni une menace ni une mise en garde, c’est la promesse d’une véritable sororité en action. J’ai hâte, ô combien hâte de lire les prochains romans de Sandrine Goeyvaerts.