Je te menace d’une colombe blanche

Recueil de textes poétiques de Maram al-Masri.

La poétesse chante l’amour et même (surtout ?) le chagrin d’aimer, parce que c’est pleurer par amour, c’est encore de l’amour. Ses textes dessinent une jeunesse souple et impatiente, entièrement tournée vers le désir d’être amoureuse et, peut-être aussi, d’être aimée en retour. Dieu s’invite parfois dans l’éloge à l’être adoré, Lui qui a créé l’objet anonyme et sans visage de la passion de la poétesse.

Je répète souvent qu’il est vain de résumer la poésie. L’œuvre de Maram al-Masri me donne raison : on ne synthétise pas ce qui est déjà sublime. Lisez les vers libres de cette poétesse, dans cette édition bilingue où la calligraphie de l’arabe syrien dessine toutes les voluptés de l’amour.

Je vous laisse évidemment avec quelques morceaux choisis. Et je vous invite à découvrir les autres textes de l’autrice, comme Cerise rouge sur un carrelage blanc.

« J’ai beaucoup d’efforts / pour ravir ton cœur / sans nulle autre raison / que de m’endormir / sur lui » (p. 23)

« Tu m’as dessinée comme une marelle / Et tu t’es mis à jouer / Attention ! Attention ! / cette pierre / que tu lances / c’est mon cœur » (p. 65)

« Je viderai mes tiroirs / de toi » (p. 81)

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