
Ouvrage de Marcella, illustré par Laura Penez.
Dans ces quelques pages délicates, reliées à la main, l’autrice et la dessinatrice nous présentent l’humanité à son meilleur. Ici, les violences médicales n’ont pas voix au chapitre : on parle de care, sans dévoyer, galvauder ou dénigrer le sens de cet anglicisme. On parle des deuxièmes chances qu’offre le soin, loin du validisme excluant, au cœur de ce qui fait battre l’espoir. Les illustrations minimalistes de Laura Penez sont superbement signifiantes et, en osmose avec les mots de Marcella, emportent notre imaginaire vers des contrées douces et apaisées.
Une fois encore, la maison d’édition Les Venterniers fait mouche avec ce petit livre : je suis émue au plus profond. J’ai retrouvé avec joie Marcella qui nous a déjà présenté des gens qui s’aiment, qui dansent et qui naissent, et Laura Penez qui a accompagné de son pinceau ceux qui meurent. Tout cela est tellement beau ! J’ai déjà l’œil sur deux autres volumes de cette si jolie collection. Et je vous laisse avec quelques extraits.
« Les gens qui soignent peuvent nous toucher. »
« Les gens qui soignent nous ramènent parfois sur des chemins d’enfance accidentés. »
« Les gens qui soignent entendent les pleurs qui ne pleurent pas. »