
Roman de Terry Pratchett.
« Il existe une malédiction qui dit : Puisses-tu vivre des moments passionnants. » (p. 4) Pas de chance pour Rincevent, cette malédiction semble lui coller à la peau. Il pensait avoir trouvé un coin peinard, loin des dangers et des aventures, mais quand le Destin et les dieux jouent aux dés contre l’humanité, il est contraint de reprendre du service. L’Université de l’Invisible a reçu un message venant du continent Contrepoids : l’empire agatéen demande qu’on lui envoie un « maje », alors c’est forcément un boulot pour Rincevent. Le malheureux se retrouve au milieu des guerres de succession qui opposent les Hong, les Sung, les Tang, les Fang et les McSweeney à l’approche de la mort de l’empereur. Face à ces familles illustres se dressent des révolutionnaires prolétaires qui fondent leurs revendications sur un petit livre rouge. Pour couronner le tout, Cohen le Barbare et sa terrible Horde d’Argent préparent un casse exceptionnel. Si pour certains, la guerre est le fondement de la diplomatie, Rincevent se montre à la hauteur de sa réputation : il excelle à sauver sa peau des situations les plus périlleuses. « Il est connu pour son incapacité, sa couardise et son manque de caractère. » (p. 28)
Ce dix-septième volume des Annales du Disque-Monde m’a moins embarquée que les précédents. J’étais ravie de retrouver Rincevent et le Bagage, mais de manière générale, les intrigues politiques m’ennuient. Terry Pratchett y met évidemment beaucoup d’humour et de profondeur, mais j’aime surtout ce qui se passe dans les rues de la grande ville de son univers. « Pour l’instant, Ankh-Morpork ignorait qu’elle tenait le rôle de l’ennemi. » (p. 61) J’ai déjà lu le tome 18 puisque j’ai commencé ma découverte de l’œuvre de Pratchett par le cycle des sorcières. C’est donc avec le Guet que je reprendrai ma lecture des Annales.