Jane Eyre

Roman de Charlotte Brontë.

Après une enfance dans un pensionnat très strict et des années auprès d’une tante méprisante et tyrannique, Jane Eyre est une femme gauche et effacée. Elle trouve une place de gouvernante dans la maison de M. Rochester, auprès de la protégée de celui-ci. La relation entre Jane et son employeur est d’abord faite de méprises et de propos rudes. Mais Jane est endurante, et elle s’attache à sa jeune élève. Peu à peu, M. Rochester s’adoucit, et il se noue une tendre complicité entre les deux personnes, jusqu’à leur mariage. Mais de sombres secrets se glissent entre eux, et le passé qui ressurgit n’augure rien de bon.

Qu’il est difficile de ne pas trop en dire! La romance n’est pas l’essentiel de ce roman magistral. Le plus intéressant reste le côté sombre du texte et ses accents de roman noir gothique qui a connu ses belles heures au XIX° siècle en Angleterre. Les mystères qui entourent le passé de M. Rochester sont propices au développement d’une imagerie macabre, à la limite du fantastique. J’ai lu ce texte en français quand j’étais jeune. Quand mon anglais est devenu suffisamment solide, je me suis fait un plaisir de le relire dans la langue de Charlotte, et j’ai découvert un monde de subtilités littéraires. Je conseille même ce livre aux amateurs de polars, car il y a matière à cogiter.

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