Entre chiens et loups

Roman de Gilbert Cesbron.

Roland Guérin vit avec sa mère, veuve d’un officier mort à la guerre. Depuis son enfance, Roland s’interroge sur ses sentiments patriotiques et son courage. Professeur dans un lycée parisien, il s’engage dans les forces d’Algérie. Partout, il tente d’imposer ses idées de non-violence. Sous le nom de Fabrice, il signe dans Le Voltaire des chroniques qui font sa réputation. Jusqu’au jour où il décide de ne plus se cacher et de prendre part aux évènements.

Poignant, ce récit porte un éclairage émouvant sur la guerre d’Algérie. Roland vit son enfance dans l’ombre d’un héros de guerre, une guerre qui marque encore son quotidien. Le conflit qui oppose la France à la plus grande de ses colonies est enfin l’occasion pour Roland de s’illustrer comme l’a fait son père en son temps. Mais les enjeux sont différents, la nature du conflit est autre, et Roland ne peut se cacher longtemps derrière ses belles idées pacifistes. Des deux côtés, il y a des combattants qui s’affrontent au nom de principes invincibles.

Il est dommage de trop en dire sur ce texte. Sa densité empêche un résumé fidèle et une analyse brève. Je vais me contenter de dire deux mots sur le titre. L’expression reprise ici véhicule de nombreuses idées. La France vit dans la pénombre, prise au piège d’une situation politique trouble. Le pays avance en aveugle, inquiet du moindre faux pas. Les hommes ne sont ni des héros ni des bourreaux. Ils ont tous une part d’ombre intimement mêlée à leurs élans humanistes.

J’ai découvert ce livre au collège. J’ai pleuré tout au long de la lecture. L’émotion est toujours la même aujourd’hui.

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