Middlemarch

Sous-titre : Étude de la vie de province

Roman de George Eliot.

Dans la petite ville de Middlemarch, et dans ce roman-somme, vous trouverez :

  • Une jeune fille très puritaine,
  • Un érudit obsédé par l’œuvre de sa vie,
  • Un baronnet tout disposé à se marier,
  • La volonté d’aider les plus démunis,
  • Des déceptions matrimoniales et financières,
  • Un médecin déterminé à améliorer la science dans laquelle il exerce,
  • Une richesse bien mal acquise,
  • Des jeunes gens plus ou moins pressés de se marier,
  • Un héritage très convoité et un vieil homme indécis,
  • Des élections au Parlement et une éventuelle réforme,
  • Un étudiant paresseux et dépensier,
  • Un nouvel hôpital,
  • Une bataille entre journaux locaux,
  • Des dettes, des prêts et des conflits d’intérêts.

De George Eliot, j’avais lu Le moulin sur la Floss qui m’avait plutôt déçue. Middlemarch, m’a au contraire enchantée et j’ai dévoré en une petite semaine les 1091 pages de mon édition ! Décidément, la littérature anglaise du 19e siècle, ça marche quasiment à tous les coups avec moi ! Si vous cherchez des intrigues impeccablement menées et un style riche et ample, ce roman de George Eliot est pour vous ! Les dialogues sont parfaitement délicieux, comme les descriptions, avec un soupçon d’acidité pour relever la critique et souligner les défauts des caractères. J’ai surtout apprécié la finesse avec laquelle l’autrice dépeint les rapports entre hommes et femmes, en utilisant toutes les nuances des relations humaines.

Progressivement, Middlemarch se dessine sous nos yeux, au travers des portraits des protagonistes et des liens qui les unissent : familiaux, amicaux, matrimoniaux, économiques, etc. D’affaires en mesquineries, rien n’est aussi franc qu’il y paraît. Au cœur d’une vie provinciale aux mondanités modestes, tout le monde a un avis sur tout le monde. Le roman se boit comme du petit-lait (ou n’importe quelle boisson qui descend toute seule…)

Je vous laisse avec quelques extraits. Et n’hésitez pas, courez à Middlemarch !

« On peut avoir de bonnes raisons de décider de ne pas faire ce qui est très agréable. » (p. 42)

« Assurément, ces hommes qui avaient si peu d’idées spontanées pouvaient devenir des membres très utiles de la société sous une direction féminine appropriée, s’ils avaient la chance de savoir choisir leur belle-sœur ! » (p. 63)

« Je souhaiterais avoir pour mari un homme supérieur à moi par le jugement et par le savoir en général. » (p. 72)

« Vers 1829, les territoires obscurs de la pathologie étaient comme une noble Amérique pour le jeune aventurier entreprenant. » (p. 213)

« Il estimait que l’une des plus gracieuses attitudes de l’esprit féminin consiste à adorer la prééminence d’un homme sans savoir trop précisément en quoi elle consiste. » (p. 368)

« À Middlemarch une épouse ne pouvait ignorer longtemps que la ville avait mauvaise opinion de son mari. » (p. 971)

Avec cette lecture de 1091 pages, j’enregistre une nouvelle participation au Défi des 1000 de Daniel Fattore !

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