Intrépide – Ma vie de Pretenders

Autobiographie de Chrissie Hynde.

Enfance à Akron, Ohio, dans les États-Unis des années 1960. Adolescence en Ohio toujours, pendant les seventies. Chrissie est une gamine curieuse, plus prompte à rester devant l’école qu’à y entrer, consciente que l’époque est au changement et que ses parents ne peuvent pas la comprendre. « Notre respect pour la génération précédente commençait à s’étioler à mesure que grandissaient nos obsessions pour des choses qui, de toute évidence, ne lui avaient jamais effleuré l’esprit. Nous étions convaincues d’avoir les réponses et nous tenions à le faire savoir. » (p. 55) Ce que Chrissie aime par-dessus tout, c’est la musique, la guitare et le rock. Elle l’affirme, elle jouera dans un groupe et elle repoussera toute forme de conformisme. « Je ne souhaitais pas être comme la majorité des gens. La majorité avait toujours tort. »  (p. 110) La jeune Chrissie survole l’université, expérimente diverses drogues, va de concert en concert. Elle découvre David Bowie, part au Mexique, au Canada, à Londres et Paris, mais elle revient toujours à Akron. Pourtant, elle le sait, ce n’est pas dans l’Ohio qu’elle fera du rock. De boulots minables en combines douteuses, entre squats miteux et plans foireux, elle finit par rencontrer ceux avec qui elle forme The Pretenders. Ensuite, très vite, c’est le succès, les tournées, mais aussi, toujours, la défonce. Et, avec elle, les déchirements et les drames.

Autant Just Kids m’avait enchantée et transportée dans une époque révolue, autant le texte de Chrissie Hynde m’a semblé long, dodelinant et très répétitif. Oui, c’est certain, même Patti Smith a essuyé des échecs à répétition avant de percer, mais elle en parle avec autrement plus de panache et de poésie que la chanteuse des Pretenders. Intrépide n’est pas un mauvais livre, loin de là, et il se résume en une phrase qui le clôt presque : « Je n’ai jamais voulu que les Pretenders aient énormément de succès. Je souhaitais me maintenir à un niveau qui me convenait. » (p. 454) C’est exactement ce que j’ai ressenti en lisant ce livre : ne rien tenter d’extravagant. Se montrer simple, direct, sans fioritures, sans fausse pudeur ni honte malvenue. En gros, Chrissie Hynde nous dit : « Voici ma vie, et si elle ne vous plaît pas, allez-vous faire f… ! Je me moque de votre avis. » La vie de l’artiste ne me plaît ni me déplaît, elle me laisse plutôt indifférente, surtout en raison de la façon dont elle est racontée.

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