Les dames du Méditerranée-Express

Roman en trois tomes de Juliette Benzoni

La jeune mariée

Mélanie aime monter aux arbres. Mais est-ce raisonnable quand on a seize ans et qu’on ne porte qu’un cotillon de nuit ? Il est évident que non, et Mélanie en prend conscience quand elle tombe aux pieds du séduisant marquis de Varennes. Elle ne s’imagine alors pas qu’elle va vivre un curieux voyage de noces auprès d’un aimable conducteur et d’un étrange journaliste.

La fière Américaine

Alexandra quitte New York sans son mari pour découvrir l’Europe. Sur le transatlantique, elle retrouve son ami Antoine Laurens, peintre et espion à ses heures. À Paris, elle manque de succomber au charme d’un jeune aristocrate français. Le pire est à venir quand son chemin croise celui d’une asiatique qui assassine un receleur.

La princesse Mandchoue

Orchidée aide les ennemis de son peuple et tombe amoureuse de l’un d’entre eux. Autrefois princesse Dou-Wan, elle devient Madame Blanchard. Quand on assassine son époux, le sang impétueux de cette Chinoise se met à bouillir. Orchidée réclame vengeance. Sur son passage, bien des hommes sont séduits et tentent de l’épouser. Mais Orchidée rêve avant tout de rentrer chez elle.

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Les trois personnages se croisent et vivent des aventures trépidantes sur le Méditerranée-Express, dans lequel Pierre Bault est chef de voiture. Il supporte les caprices de ces trois intriguantes figures féminines. Son ami, Antoine Laurens découvre en chacune d’elles un caractère entier et déterminé, souvent dissimulé sous une charmante timidité.

J’avoue, j’aime les histoires un peu cul-cul-la-praline. On n’est pas loin de la collection Harlequin. J’ai découvert cette trilogie et son auteure quand j’étais adolescente et ces histoires ont fait les belles heures de mon imagination et ma sensibilité virginales. Je les relis toujours avec plaisir, sous le prétexte honorable de « la madeleine de Proust », et je cite Aznavour; « On a parfois besoin d’un bain d’adolescence »… Objectivement, ce n’est pas du Flaubert… Les héroïnes sont toutes des beautés qui s’ignorent et qui s’étonnent toujours de voir tomber les hommes comme des mouches. Leur caractère, même dans les pires défauts, est toujours parfait. Bref, ce sont des femmes à abattre ! Le style est grandiloquent, parfois pompeux et la narration prend de grandes libertés avec le réalisme. Mais c’est tellement bon parfois de se laisser emporter par des histoires faciles où les gentils gagnent à la fin !

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