Quelqu’un d’autre

Roman de Tonino Benacquista.

Thierry Blin et Nicolas Gredzinsky se rencontrent sur un match de tennis. A l’issue d’une partie redoutable, le premier engage le second dans un défi étrange: devenir un autre pour échapper à leurs existences étriquées. Chacun a trois ans pour réaliser l’impossible. Pour Thierry, il s’agit de changer d’identité, de profession et de vie. Pour Nicolas, il faut cesser d’avoir peur. Pour ce faire, il plonge dans la boisson. Trois ans après ce défi lancé à l’irrationnel, les deux hommes se retrouvent, mais qui sait s’ils se reconnaîtront eux-mêmes.

Excellent ! C’est le premier mot qui me vient à l’esprit. Pas le « Excellent ! » que se lancent les jeunes de nos jours à propos de tout et surtout de n’importe quoi… Le « Excellent » de l’excellence, de la course à la perfection. C’est un peu ça qui anime les deux protagonistes, avec un petit air de Ad augusta per angusta (que je traduis grossièrement après des années de latin par « Vers les plus hauts sommets par les voies les plus étroites », devise odieuse des prépas littéraires…). Les chemins de la perfection ne sont pas simples à arpenter, mais sous la plume de Benacquista, la narration se déroule avec légèreté et finesse. Il y a de l’excellence dans la matière de traiter ce sujet, de l’excellence dans la façon de passer d’une histoire à l’autre, de l’excellence dans la leçon qui émane du texte, de l’excellence surtout parce que chacun fait bien ce qu’il veut de la leçon donnée.

J’ai passé un très bon moment de lecture, et je conseille ce livre à tout le monde.

Ce contenu a été publié dans Mon Alexandrie. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire