L’attrape-cœurs

Roman de J. D. Salinger.

Holden Caufield est renvoyé de son collège privé quelques jours avant Noël. Il quitte l’établissement de nuit, sans prévenir ses parents, et s’embarque pour trois jours de déambulation et d’aventure.

J’ai échoué page 102, et j’ai refermé le livre plus qu’excédée. Je n’ai pas réussi à m’habituer à la langue si familière du jeune héros. Que ce soit les mots ou les tournures de phrases, ce parler m’a horripilée. Le garçon est le fils d’une bonne famille de la bourgeoisie new-yorkaise, mais il s’exprime comme un caïd du pire des lycées publics de banlieue. Je ne sais pas s’il parle de cette façon pour ce donner un genre ou s’il est simplement incapable d’assimiler les règles grammaticales fondamentales.

Baratineur, il est « le plus fieffé menteur que vous ayez jamais rencontré ». (p. 27). Alors il est bien difficile de suivre son récit, qu’il livre un an après sa palpitante échappée belle. Difficile de savoir s’il raconte des salades ou s’il est sincère.

Je dois être trop vieille pour ce genre de lecture. Les errances et les tergiversations d’un adolescent rebelle me laissent froide, et même m’agacent. Dommage, voici un classique qui m’échappe.

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