Le Parrain, l’album officiel

Ouvrage de Jenny M. Jones.

Pour le quarantième anniversaire de la sortie de ce chef-d’œuvre du cinéma qu’est Le Parrain, Marlon Brando/Vito Corleone nous accueille dès la première page de ce très bel ouvrage. Nous découvrons comment le roman à succès de Mario Puzo est devenu un des films les plus célèbres et les plus appréciés du septième art. « Mais pourquoi, aujourd’hui encore, ce film interpelle toujours autant ? Sans doute à cause du frisson que l’on éprouve à regarder à l’intérieur de cette étrange sous-culture qu’il explore, et qui est en adéquation avec l’intensité de l’action et du drame. » (p. 6)

Cet ouvrage nous dévoile des secrets de tournage et lève le voile sur les coulisses du film. Le scénario occupe le centre de la page et, en marge, des rubriques alternent avec des photos. Nous découvrons jusqu’où et combien de fois le scénario a été réécrit, coupé et remonté. Avec « L’envers du décor : les dessous de la production », « Gaffes, bévues, boulettes » et « Clichés à l’italienne », nous passons de l’autre côté de l’écran pour mieux comprendre les raccords, découvrir les lieux du tournage et les négociations de Coppola pour le casting.

Le plus précieux, c’est de découvrir le scénario et les images des scènes coupées au montage. C’est comme redécouvrir un film que l’on connaît pourtant par cœur. Les détails du scénario et les tractations entre la Paramount et le réalisateur, Francis Ford Coppola, permettent de mesurer l’ampleur du travail et toute la richesse de ce film. Détail intéressant, avec son roman et ce film, Mario Puzo a introduit un nouveau mot dans le vocabulaire de la pègre : « Avant que je ne l’utilise, aucun membre de la Mafia n’avait utilisé le terme “Parrain” dans ce sens. Personne ne l’utilisait. Dans la culture italienne, quand vous êtes encore un enfant, vous appelez tous les amis de vos parents “parrain” ou “marraine”. En Amérique, vous appelez les amis de vos parents “oncle” ou “tante”, même s’ils ne sont ni votre oncle, ni votre tante… Aujourd’hui, la Mafia utilise le terme. Tout le monde l’utilise. » (p. 191) Nouvelle preuve, s’il en était besoin, que l’art influence le monde.

Je ne résume pas le sujet du Parrain : c’est inutile pour ceux qui le connaissent et dommage pour ceux qui l’ignorent. Après avoir parcouru les quelque 250 pages de ce très bel album, je n’ai qu’une envie, celle de m’offrir une soirée en compagnie des Corleone et de ressentir toute l’aura du Parrain.

J’adresse un grand merci à Marion, des éditions , qui m’a fait une offre que je n’ai pas pu refuser en m’envoyant ce magnifique album que je feuillèterai très bientôt en visionnant une énième fois le chef-d’œuvre de Francis Ford Coppola.

Aux mêmes éditions, n’hésitez pas à vous procurer les superbes albums sur Bob Dylan ou Jim Morrison !

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