Le labyrinthe du temps

Roman de Maxence Fermine.

L’archimandrite Vassili Evangelisto quitte la Russie en 1803. Il a pour objectif de convertir les peuples d’Arabie. Lors d’une escale à Gibraltar, il fait l’acquisition d’un coffret en bois d’olivier doté de sept serrures, ayant appartenu à Tahar le Sage. Son voyage vers l’Arabie tourne court après un naufrage qui le jette sur une île inconnue où tous les habitants sont endormis. « Un sortilège avait figé et transformé ce lieu en un champ de silence et de stupeur. » (p. 36) L’archimandrite rompt le charme et devient gouverneur de l’île qui répond au nom de Labyrinthe. « L’île, régie par des lois relevant du monde des esprits, semblait vivre dans un enchantement permanent réservant à chacun la part de merveilleux qui le délivrait de la banalité du quotidien. » (p. 61)

De nombreux naufrages rejettent sur l’île des personnages dont la destinée est intimement liée à celle de Labyrinthe. Parmi eux, le général Mendoza et le capitaine Parga qui détiennent les deux autres coffrets de Tahar le Sage. Ainsi réunis, les coffrets permettront d’accéder au trésor de vérité qui libérera l’île de sa malédiction. « Il n’y a aucune issue à Labyrinthe. Tout revient irrémédiablement à son point de départ, tandis que le temps parfois se fige et parfois file vers l’avenir comme une comète. » (p. 159) Labyrinthe est comme une nouvelle Pompéi recouverte des cendres du temps.

La narration rappelle un conte, avec son rythme lénifiant, voire dodelinant. L’histoire est plaisante et bien écrite. Certains de ses traits rappellent la légende de l’Atlantide ou certains textes de Gabriel Garcia Marquez. Mais la morale finale m’a désagréablement rappelé L’alchimiste de Paulo Coehlo et son ton cucul la praline. La philosophie de bazar prend toujours très mal avec moi. Il est dommage que les dernières pages gâchent la teneur de ce court roman.

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