Le complexe du lapin

Roman d’André Caroff.

Thierry Coste et ses collègues du Groupe 45 doivent arrêter une cellule terroriste qui menace Paris. Nous sommes dans les années 1980 et Mitterrand est président de la République. La guerre froide n’est pas terminée, mais la menace ne vient pas du froid, mais du Maghreb, en la personne d’Hikmat Choufani. « Les gens de Choufani ont appris que nous avions l’intention de leur mettre des bâtons dans les roues et de la dynamite sous le châssis. » (p. 98) Qu’est-ce que le Groupe 45 ? C’est une organisation parallèle et secrète qui gère les crises dont le gouvernement ne veut pas se saisir. « Nous ne sommes pas des agents légaux. Tu n’auras pas d’avocat, pas de jugement équitable. » (p. 103)

Voilà un roman d’espionnage très viril, chargé de testostérone ! Je ne suis donc pas le public visé, clairement ! C’est aussi un texte très daté. Moi qui étais à peine née dans les années 80, j’avoue que les questions de société et les crises de cette époque me dépassent un peu. J’ai lu ce roman sans déplaisir, mais je ne reviendrai pas aux autres textes de cet auteur.

Une explication sur le titre ? Je laisse le mot de la fin au roman, pour une citation qui semble ne pas avoir pris une ride ! « De Gaulle avait dit que les Français étaient des veaux… Jospin les traitait de moutons… Chirac disait qu’ils faisaient le complexe du lapin parce qu’ils supportaient tout à partir du moment où ce “tout” ne venait pas de la droite. » (p. 27)

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