
Bande dessinée de Lewis Trondheim.
Lapinot et Richard sont choisis pour représenter la Terre et convaincre les Spals, civilisation extraterrestre prodigieusement avancée, d’intégrer la planète bleue dans le grand maillage intergalactique. « Est-ce que c’est si bien d’être une espèce intelligente ? » (p. 4) Guidés par Val Caclav, artiste qui travaille sur une nouvelle œuvre, les deux amis découvrent la planète Sensesma. Richard est évidemment autant insortable qu’à son habitude, tandis que Lapinot commence à sentir qu’un truc louche se trame…
La quatrième de couverture pose la problématique de la BD : « Ce récit existe plus ou moins à l’identique dans seulement 1 366 692 civilisations. » OK, donc créer est vain ? « Sur plus de sept milliards de civilisations, vous croyez qu’il existe des œuvres 100 % uniques ? […] Tout ce qu’un artiste croit créer existe déjà… et en nombre conséquent ! » (p. 8) La seule innovation semble alors résider dans l’art total, mais là aussi, ça coince : la Terre n’est pas suffisamment avancée pour s’illustrer dans cette technique. Le chef-d’œuvre de demain sera-t-il extraterrestre ? Ça reste à prouver, et notre héros lapin n’a pas envie d’être de l’expérience !
Cette aventure de Lapinot est absurde, un rien flippante et évidemment hilarante à plus d’un titre. Je me suis bien gardée de trop en dire, car l’intrigue montée par Lewis Trondheim mérite une heure de votre attention et de vos zygomatiques ! Cerise sur le gâteau : j’adore les palindromes !
Ça a l’air sympa !