
Bande dessinée de Toni Galmès.
À Noël, Pétunia reçoit un poney, Hopper. C’est sans aucun doute plus encombrant que son petit chien, Rockwell ! « Monsieur Noël, comment voulez-vous que je m’occupe d’un… euh… tel animal ? Et puis, il n’arrête pas de me suivre ! » Après quelques leçons et ajustements, la petite fille et le poney deviennent inséparables. « Parfois je me sens toute petite. / Et pourtant tu es énorme dans mon cœur. » Le petit équidé, souvent, rassure l’enfant et l’aide à gérer ses grandes émotions. La tristesse, la jalousie, la colère, l’impatience, la peur de l’école et du rejet, tout cela agite Pétunia, gamine sensible aussi remuante qu’hilarante. « Incroyable ! Elles m’ont dit qu’elles allaient à l’école ! Ne prenons pas de risque, faisons demi-tour… »
Il y a des airs de Calvin & Hobbes dans cette BD jeunesse. Pétunia déborde d’une imagination riche et colorée. La voilà qui se fait entremetteuse pour Rockwell ou encore qui dessine sans s’arrêter. La môme semble aimer la peinture, vu les noms qu’elle a donnés à ses compagnons animaux. L’album propose d’ailleurs une adorable réinterprétation du tableau d’un grand maître américain. Les situations présentées sont simples, parfois un peu magiques, et tout est doux et joli. Enfin, un des personnages professe une philosophie que je peux tout à fait faire mienne : « Je mange donc j’écoute. » Je vous laisse, c’est (presque) l’heure du goûter.