
Bande dessinée de Rosalia Radosti.
Sauvage est l’enfant chérie du roi et de la reine du royaume du Val des Roses. « Je veux un prénom puissant et audacieux pour elle. Je veux que, plus grande, elle soit une femme courageuse, forte et libre. » (p. 8) La princesse grandit en se moquant du protocole et des bonnes manières requises pour son rang. Elle est intrépide, turbulente et spontanée. Quand lui vient l’âge de se marier, elle refuse les prétendants qui voudraient la contraindre à un intérieur doré, lui couper les ailes et la réduire aux arts d’agrément, loin du tir à l’arc et des longues chevauchées forestières. « Je voulais seulement quelqu’un qui m’accepte telle que je suis : ridicule, un peu sotte, imparfaite. » (p. 122) Arrive Rodrigue : jeune, beau, aussi éperdu de liberté qu’elle. Les noces sont célébrées dans l’allégresse générale, mais la lune de miel tourne mal. Sauvage devra faire honneur au prénom que sa mère a choisi pour elle et prendre ses responsabilités afin de sauver son royaume.
La couverture annonce un conte de fées un peu rebelle, une jolie histoire de princesse qui transcende les codes. L’intérieur est plus sombre et déploie une fable noire tout à fait inattendue, tout en conservant des souffles de douceur. Ni Disney ni Lovecraft, l’histoire trace sa propre voie et offre une chute qui n’est pas un happy end, mais sans désespoir. L’héroïne est une jeune femme qui doit trouver sa force intérieure tout en restant profondément vulnérable. J’ai été très agréablement surprise par la subtilité de cette bande dessinée.
La couverture est belle et ce que tu en dis ne l’est pas moins.
Merci Lydia ! 🙂