Lapin maudit

Recueil de nouvelles de Bora Chung.

Au gré de ces textes d’une remarquable qualité, vous croiserez :

  • Une lampe ensorcelée en forme d’adorable lapin blanc ;
  • Une créature née de déjections et déterminée à vivre ;
  • Une femme qui se réveille dans le noir et qui suit une étrange voix ;
  • Une future mère qui cherche un père pour son enfant ;
  • Les nouvelles règles de la robotique ;
  • Un homme avide prêt au pire des sacrifices ;
  • Les offrandes faites à un monstre ;
  • Le nouveau foyer d’une jeune famille ;
  • Une malédiction pesant sur le royaume du désert de sable ;
  • Un fantôme pressé dans une ville polonaise.

Ce que racontent ces tristes contes cruels, entre technofuturisme et légendes ancestrales, ce sont d’insondables solitudes. Solitudes notamment créées par l’absence de réponse à la grande interrogation qu’est l’humanité. « Nous n’avons aucun moyen de ritualiser la perte définitive d’un androïde hors d’usage, qui ne connaîtra ni funérailles, ni enterrement, ni crémation. » (p. 129) Chacune à sa manière, les nouvelles sont sources de terreurs et de malaises abyssaux : les corps sont malmenés et l’absurde est poussé jusqu’à l’angoisse. On ne sort pas indemne de cette lecture, mais on peut en tirer quelque sagesse. « Maudire autrui, quelque part, c’est creuser sa propre tombe. » (p. 32)

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