Hélène de Champlain

Roman historique en trois tomes de Nicole Fyfe-Martel.

Tome 1 – Manchon et dentelle

Hélène Boullé a douze ans quand son père la marie à Samuel de Champlain, explorateur au service du roi de France. Objet d’échange, Hélène sait qu’elle est condamnée à subir les volontés de sa famille et de son époux. Mais sa nature rebelle s’y refuse. Elle brave les règles et les convenances pour vivre pleinement son amour avec Ludovic Ferras, un jeune pelletier.

Tome 2 – L’érable rouge

Hélène de Champlain est revenue en France après six ans à Québec. Sa santé est fragile et sa mémoire lui fait défaut. Séparée de Ludovic, elle n’a aucun souvenir de ses derniers moments en Nouvelle-France. Elle sait qu’on lui cache des choses au sujet de son amant, mais tout le monde garde le silence. Pour retrouver la paix, elle entreprend d’écrire ses souvenirs et de reconstituer le fil de son existence en Nouvelle-France.

Le premier tome est abrutissant de mièvrerie ! Dans « roman historique », il y a « historique ». J’attendais des données concrètes sur l’existence de cette femme qui a marqué les débuts de la Nouvelle-France. Au lieu de cela, il n’y a que bécottements entre amoureux, disputes et réconciliations. Les tractations du Sieur de Champlain préparant l’installation d’une colonie française à Kébék sont réduites au minimum, et c’est bien dommage. L’histoire du Québec m’intéresse, et je trouve regrettable qu’elle ne soit qu’un prétexte à peine évoqué pour une romance dégoulinante. Je ne suis pas allergique aux romans sentimentaux dans lesquels les amoureux se promettent la lune sous les étoiles, bien au contraire, mais ce roman n’a d’historique que le nom! Le personnage d’Hélène est mal écrit, entre féministe avant-gardiste et midinette frivole. C’est bien dommage, d’autant que ce premier tome comporte plus de 1000 pages dans l’édition que j’ai choisie: c’est trop lourd à porter pour si peu à découvrir!

Le deuxième tome gagne en qualité sur le point de la construction. Les flash-backs sous forme de réminiscence sont assez maladroitement amenés, mais ça donne du souffle à ce tome qui n’apporte, somme toute, rien de bien neuf. Il s’achève sur une révélation qui, pour ma part, n’a rien de fracassant. C’est à se demander si la lecture de ce deuxième tome était indispensable… Et je regrette les TROP nombreuses coquilles dans l’édition que j’ai choisie. Le troisième tome va retourner sous ma pile de livres…

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