Miss Mack

Nouvelle de Michael McDowell.

Miss Mack est la nouvelle institutrice d’une des classes de l’école élémentaire de Babylon. Impossible de ne pas la remarquer : elle est monumentale et avale des litres de Coca-Cola. Son amitié avec la délicate Janice, institutrice tout comme elle, est assez surprenante. Les deux femmes passent pourtant de délicieux week-ends dans une cabane perdue dans les bois, à pêcher sur le lac et à se reposer. Cela ne plaît pas du tout à un homme qui a des vues sur la jolie Janice. Pour la nuit d’Halloween, il prépare un terrible tour à l’imposante institutrice qui ne se doute pas que son havre de paix deviendra son éternel tourment. « Je suis restée seule ici des tas et des tas de fois. » (p. 12)

Ah, la mesquinerie des hommes et la malveillance des mères ! Avec cette nouvelle, Michael McDowell explore une terreur qui me glace souvent. Je n’en dis pas plus pour ne pas divulgâcher l’intrigue, mais brrrrr, je n’aurais pas dû lire ce texte avant d’aller me coucher ! Et à mesure que je découvre les nouvelles gratuitement publiées au format numérique par Monsieur Toussaint Louverture, je m’étonne que cet éditeur qui publie méthodiquement toute l’œuvre de Michael McDowell n’ait pas encore produit un recueil de ces courts textes horrifiques. L’amitié de l’auteur avec Stephen King devient de plus en plus évidente tant je trouve de similitudes dans la facilité avec laquelle les deux hommes explorent les plaisirs jouissifs de l’horreur narrative.

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