Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur

Roman de (Nell) Harper Lee. Prix Pulitzer en 1961.

Alamaba, années 1930. Atticus, un avocat veuf élève seul ses deux enfants, Jem, 10 ans, et Scout, 6 ans. Les deux enfants partagent leur existence entre l’école et les jeux. Ils attendent l’été pour retrouver leur ami Dill et inventer avec lui des aventures extraordinaires qui ont presque toutes pour but de faire sortir Boo Radley, un reclus invisible, de sa maison. Les deux enfants goûtent les joies d’une éducation humaniste et libérée, au grand dam de certaines personnes bien pensantes de la ville. Leur quotidien bascule le jour où leur père décide de défendre un noir accusé de viol sur une femme blanche. L’affaire passionne le comté de Maycomb et tourne au drame. N’est-il pas vrai que c’est un péché de tuer un oiseau moqueur?

Quel superbe texte! Toute la narration, tenue par la voix fluette de la jeune Scout, Jean Marie de son vrai prénom, est délicate et touchante, comme seule peut l’être la voix d’une enfant. De nombreuses interrogations subsistent à la fin de la lecture. Pourquoi Atticus a-t-il arrêté de tirer, lui le meilleur tireur du comté ? Comment était la mère des enfants ? Pourquoi Boo Radley vit-il reclus? Mais ces manques ne sont pas préjudiciables à l’histoire. La question des droits civiques des noirs est abordée avec simplicité et bon sens, comme le ferait un enfant curieux. Quand on sait que ce livre reste l’ouvrage le plus lu et acheté après la Bible aux États-Unis, je ne peux que le conseiller. Quel dommage que l’auteure n’ait jamais plus rien écrit après ce texte!

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