Captive

Roman de Margaret Atwood.

Grace Marks a été condamnée à la perpétuité pour deux meurtres. Mais dix ans après son procès, les théories les plus diverses courent encore sur son compte: était-elle coupable, folle, amnésique, dissimulatrice? Le jeune docteur Simon Jordan, qui s’intéresse de très près aux maladies mentales, tente de faire parler Grace qui s’est murée dans le silence après son procès. Il lui fait raconter son arrivée au Canada, ses premières places de servante, sa rencontre avec Mary Whitney, et sa dernière place chez M. Kinnear. Entre crises de somnambulisme, accès de terreur et amnésie partielle, il cherche à démêler le vrai du faux dans cette histoire qui a passionné le pays.

L’idée est intéressante, mais le traitement qui en fait est très décevant. Il semblerait que le texte se refuse à assumer un genre. On passe du roman d’enquête au récit autobiographique, du roman épistolaire au rapport d’expertise médicale, avec des changements constants de narrateur. La narration se perd dans des détails inutiles qui rendent la lecture fastidieuse. Le personnage de Grace n’est absolument pas sympathique, pas davantage celui du docteur Jordan. Le livre se découpe en parties dont on se demande où est leur intérêt. Les citations de philosophes ou de poètes, telle Emily Dickinson, sont agréables à lire mais n’ont pas toujours un rapport évident avec le récit qui suit.

J’en garde une impression très mitigée, avec le sentiment désagréable d’avoir perdu mon temps.

EDIT 2019 – Toujours aussi peu convaincue par le forme du roman, mais j’ai davantage apprécié le fond avec cette relecture.

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