Pour l’amour de l’Inde

Roman de Catherine Clément.

Lady Edwina Mountbatten est l’épouse du vice-roi des Indes, Lord Mountbatten. C’est à lui que revient d’orchestrer la décolonisation de l’Inde. Il œuvre avec Jawarharlal Nehru, le bras droit de Ghandi, pour que tout se passe sans heurt et sans haine. Entre Edwina et Nehru se noue un amour impossible. Elle appartient au passé de l’Inde. Nehru en est l’avenir prometteur.

Sur fond d’indépendance et de conflits religieux, ce double biopic (celui d’Edwina et celui de Nehru) très romancé se lit sans déplaisir. Il y a parfois des longueurs, des considérations dont on se demande où elles mènent. Les personnages sont très bien écrits, trop bien peut-être. C’est toujours un peu agaçant de tout connaître des protagonistes, pensées, envies, passé, actions, etc. Le roman est tout de même un bel hommage à l’Inde, poétique et nostalgique.

Je me rappelle avoir placé le titre du livre dans une composition d’histoire sur la décolonisation et dans une composition de littérature sur la biographie en prépa. Et je me rappelle les trois points d’interrogation écarlates et soulignés (???) dont mes professeurs avaient maculé mes feuilles. Et moi de penser « Bandes d’ignares, il n’y a pas que Montherlant et Saint-Simon dans la vie ! » Mais bon, j’aurais peut-être dû mieux lire Montherlant et Saint-Simon…

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