Panorama

Bande dessinée de Lewis Trondheim.

Tout commence par une randonnée en nature, sur les hauteurs de la ville. La journée a tout pour être paisible, mais le pique-nique vire à l’horreur : des gens terrifiés dévalent la pente. Sont-ils poursuivis ? Et que déterre cette pelleteuse ? Qui pourra sauver le monde de la catastrophe qui approche ? Dernière question : où est Lapinot dans ce paysage lovecraftien ?

Cet ouvrage est littéralement une bande (dessinée) qui se déploie en un immense accordéon, une illustration continue qu’il nous appartient de lire à mesure des pliages ou d’un seul coup d’œil. Lewis Trondheim nous a déjà fait le coup de la BD muette avec Les herbes folles. Et voilà qu’il enlève aussi la couleur. La prochaine fois, il nous sort des points à relier, avec des dessins à faire nous-mêmes ? Je râle pour de faux, hein ! C’est toujours un plaisir d’ouvrir (déplier ?) un ouvrage du père du lapin aux grands pinglots. Cet opus donne envie de ressortir des crayons de couleur, mais se pose la question du rangement, encore une fois. À changer sans cesse de format pour ses œuvres, Lewis Trondheim joue avec mes nerfs et l’organisation millimétrée de ma bibliothèque.

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