L’espace d’un an

Roman de Becky Chambers.

Quatrième de couvertureRosemary, jeune humaine inexpérimentée, fuit sa famille de richissimes escrocs. Elle est engagée comme greffière à bord du Voyageur, un vaisseau qui creuse des tunnels dans l’espace, où elle apprend à vivre et à travailler avec des représentants de différentes espèces de la galaxie : des reptiles, des amphibiens et, plus étranges encore, d’autres humains. La pilote, couverte d’écailles et de plumes multicolores, a choisi de se couper de ses semblables ; le médecin et cuistot occupe ses six mains à réconforter les gens pour oublier la tragédie qui a condamné son espèce à mort ; le capitaine humain, pacifiste, aime une alien dont le vaisseau approvisionne les militaires en zone de combat ; l’IA du bord hésite à se transférer dans un corps de chair et de sang… Les tribulations du Voyageur, parti pour un trajet d’un an jusqu’à une planète lointaine, composent la tapisserie chaleureuse d’une famille unie par des liens plus fondamentaux que le sang ou les lois : l’amour sous toutes ses formes.

Abandon en page 180, environ à mi-chemin… L’univers qu’a créé Becky Chambers dans son premier roman est riche et bien pensé, mais je suis restée à la porte de cette histoire. La première raison est la complexité de cette science-fiction. Je le dis sans honte : je n’ai rien compris ! « Nous ne sommes que des êtres tridimensionnels tout mollassons. Nos cervelles n’arrivent pas à concevoir ce qui se passe dans l’infrastrate. » (p. 67) Je survolais donc les explications techniques, mais ça vide un peu de sa substance et de son intérêt un texte de SF… Mon deuxième frein est l’abondance des protagonistes, ce qui entraîne un grand nombre de relations interpersonnelles. L’autrice s’intéresse à tous ses personnages et développe leurs histoires respectives, mais cela ralentit considérablement la progression de l’intrigue. Je sais, l’important, ce n’est pas la destination, c’est le voyage ! Mais quand ledit voyage piétine, je m’impatiente !

Qualité indéniable de ce texte, toutefois, c’est la volonté de l’autrice d’être inclusive en toutes choses et d’offrir une large représentativité à son lectorat, notamment du point de vue du genre et des identités sexuelles. J’avais déjà apprécié ce point dans Un psaume pour les recyclés sauvages et Une prière pour les cimes timides. Dans le premier tome de cette quadrilogie, ça n’a pas suffi à me retenir. Je ne lirai donc pas la suite de cette saga SF, mais j’ai largement de quoi me consoler avec les autres titres de ma PAL !

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