Nous sommes ici tous réunis

Bande dessinée de Carbone (scénario) et Sophie Ruffieux (dessins et couleurs).

Margot, Louise et Antoine se retrouvent dans la maison de leur enfance. Leur mère est morte subitement, fauchée dans la cinquantaine par une attaque. En quelques jours, il faut régler mille détails administratifs, préparer les obsèques, réfléchir à la suite. Pour ces trois adelphes adultes, la mort est aussi l’occasion de purger certains malentendus, d’apaiser des regrets, d’obtenir enfin des réponses et de réaffirmer leur lien. « Pourquoi on s’est éloignés déjà ? / Parce que c’est la vie… / Ce qui compte, c’est de se retrouver. » (p. 71) Et les trois grand·es gamin·es ont quelqu’un d’autre à retrouver, leur père, toujours vivant, mais devenu si lointain.

Cette bande dessinée parle du deuil avec un prosaïsme qui est loin d’être froid. Assister aux rencontres avec les pompes funèbres ou la notaire peut sembler terriblement formel, mais c’est la réalité d’un décès. Celleux qui restent doivent gérer tant de choses en retenant ou non leur chagrin. Ce que montrent Carbone et Sophie Ruffieux est vrai, tristement et banalement vrai. Énorme coup de cœur (et torrent de larmes) devant la fin de l’ouvrage, ouverte à tous les possibles et tous les espoirs. « Ça va être un nouveau départ pour tout le monde… / Nouveau départ, je sais pas, mais y aura un avant et un après. » (p. 101) Il y a autant de façons de vivre un deuil qu’il y a d’endeuillé·es : la seule constante, c’est que la vie continue, envers et contre tout.

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2 réponses à Nous sommes ici tous réunis

  1. Lydia dit :

    Je pense qu’il me faudrait une boîte de mouchoirs pour cette lecture.

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