Carrie

Roman de Stephen King.

Chamberlain, petite bourgade du Maine, est ravagée par le feu le soir du Bal de Printemps du lycée. Cette désolation est le fait de Carrie White, tête de turc de l’école. Brimée et battue par sa mère, fanatique religieuse obsédée par le péché et le démon, la jeune Carrie échoue au quotidien à éviter les coups et les humiliations. « Elle avait tout de la victime expiatoire, du souffre-douleur, du canard boiteux, de la fille qu’on met en boîte à chaque instant. » (p. 6) Rares sont les soutiens de cette misérable adolescente. Miss Desjardin, professeur de sport, et Sue Snell, camarade de classe, ont bien tenté de tendre la main à Carrie. Mais le soir du bal, alors que tout semblait enfin bien se passer pour la jeune fille, des seaux de sang et la vindicte d’une lycéenne déclenchent la fureur télékinétique de Carrie.

La construction de ce texte très intéressante. Le récit alterne entre l’intrigue à proprement parler et les documents rédigés a posteriori au sujet du drame de Chamberlain. Ces derniers offrent de nombreuses prolepses et l’effet d’annonce, loin de désamorcer l’angoisse, ne fait que l’amplifier. Dans ce premier roman de très bonne facture, on voit toutes les promesses que tiendra Stephen King dans ses textes suivants.

Le film de Brian de Palma prend quelques libertés avec le roman, mais il est parfaitement terrifiant à sa manière.

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