
Compilation de bandes dessinées de Nicoby.
Invité en résidence, un peu par hasard, à Ouessant, Nicoby s’installe dans l’ancien sémaphore de l’île, au pied du phare du Créac’h. C’est parti pour plusieurs semaines à l’écart du monde et pour un rééquilibrage alimentaire un peu forcé. « Ici, la vie est dure, la nature est hostile et […] on mérite bien un peu de réconfort ! Une fraise Tagada, par exemple. T’en veux une ? » (p. 27) Les premiers jours sont difficiles, au point que Nicoby est persuadé d’entendre les moutons lui parler. Et à son corps défendant, il se pourrait qu’il ait initié une partouze de lapins à l’ombre du phare…
Le dessinateur se glisse dans une existence plus lente, moins encombrée, sans sollicitations incessantes, mais finalement très riche. L’humour déborde de chaque case, avec pas mal d’autodérision et une vraie tendresse pour l’autre. « On regarde les gens qui vont descendre du bateau. Les touristes ! C’est la principale occupation sur l’île. » (p. 64) Cette lecture est rapide, simple et particulièrement réjouissante. Elle me donne surtout furieusement envie de retourner en Bretagne, le deuxième pays où mon cœur est chez lui.
Ça a l’air sympa !