Au chant des grenouilles – Tomes 1 à 4

Série de bandes dessinées.

1 – Urania, la sorcière – Barbara Canepa et Anaïs Halard (scénario) et Florent Sacré (dessin).

À Greenwood, les jeunes membres du club du samedi aiment se réunir autour d’Urania pour écouter ses histoires fantastiques. La petite lapine Winter est bien curieuse de savoir ce que cache une porte dans la cabane. « Il y a derrière des souvenirs qu’il ne faut pas réveiller ! » (p. 12) Son frère, Snow, est un lapereau un peu peureux. Il y a aussi l’adorable Honey, renard végétarien un peu hypocondriaque, l’araignée Shadow qui aime les histoires d’horreur ou encore Vanille, la belle chouette blanche. La vieille lapine accueille avec bonheur ces petit·es qui ne lui témoignent que de la tendresse, contrairement aux adultes. « Ils parlent dans mon dos, mais ils ont tous besoin de leur vilaine sorcière… » (p. 19)

J’ai plongé avec délice dans ce cycle de bandes dessinées. Les jolies pages encyclopédiques qui suspendent un moment l’intrigue s’adressent directement au lectorat pour lui donner des informations sur la forêt, les plantes, les animaux ou encore pour détailler des recettes et des astuces. Voilà sans doute une lecture adressée à la jeunesse, mais je n’ai pas boudé mon plaisir, surtout que la gente lapine y est largement représentée ! La particularité de cette série est que les deux scénaristes confient à chaque tome le dessin à un artiste différent. Pour ce premier volume, Florent Sacré propose des illustrations de style assez classique, mais tout de même moderne, et les lapins sont adorables ! En vrai, c’est impossible de rater des lapins…

2 – Le concours – Barbara Canepa et Anaïs Halard (scénario) et Jérémie Almanza (dessin).

C’est l’effervescence parmi les enfants de Greenwood ! Les consignes du concours annuel de pâtisserie sont sur le point d’être annoncées. Les ami·es du club du samedi ont par chance entendu des adultes en parler et les voilà en quête des éléments obligatoires. Il faut confectionner un gâteau à base de légume et contenant un ingrédient venant d’un arbre. « Cette nuit, j’ai imaginé la recette et dessiné le gâteau qui va nous faire gagner ! » (p. 19) Mais voilà que la magnifique préparation est sabotée et rend les gens malades. Moss la crapaude et Tip la hérissonne, jalouses du club du samedi, seraient-elles responsables ?

Le deuxième tome s’achève sur une carte détaillée de Greenwood et celle-ci est aussi fascinante que n’importe quelle mappemonde de fantasy : j’ai follement envie de remplir mon sac à dos et de partir pour une grande aventure ! L’intrigue présente d’autres membres du club du samedi. Il y a Cotton le chat sarcastique, Basile le grillon intello et Fog le corbeau qui se pique d’être un grand détective. J’enchaîne évidemment avec le tome 3. Chargé des dessins de ce tome, Jérémie Almanza offre des illustrations crayonnées très romantiques et douces qui rendent l’univers encore plus cocoon !

3 – Le club du samedi – Barbara Canepa et Anaïs Halard (scénario) et Giovanni Rigano (dessin).

Fog, Basile et Honey décident de mener l’enquête : qui a saboté le gâteau du club du samedi ? Pour ça, il faut explorer toutes les pistes. « Le marais ?! Mais c’est sale et il y a plein de petites bêbêtes qui piquent ! » (p. 14) Le coupable est finalement démasqué : ce pauvre Honey y perd quelques poils, mais le club de samedi y a sans doute gagné une nouvelle amie.

J’aime beaucoup le message d’amitié et de solidarité qui est porté par ce tome. « La règle de notre club, c’est de prendre des décisions tous ensemble ! […] Enquêter seuls, sans nous le dire… c’est trop nul ! » (p. 29) Le message est simple et clair : même entre amis, il faut respecter certaines règles et ne pas franchir certaines limites. Giovanni Rigano illustre ce tome avec des dessins adorablement mignons, presque kawaïs ! Je fonds évidemment pour toutes les bouilles de ces petits animaux : si les lapins ont toujours ma préférence, le renard me charme beaucoup.

4 – Le mystère de l’étang – Barbara Canepa et Anaïs Halard (scénario) et Kerascoët (dessin).

Une petite grenouille a disparu de l’étang : sa mère la cherche partout ! Par mégarde, Vanille l’aurait-elle avalée ? Le club du samedi se mobilise pour faire recracher son repas à la chouette mortifiée. « Il y a toujours une solution aux problèmes. On va trouver comment sortir ce bébé grenouille, tu sais. » (p. 32) Mais vite, le temps est compté !

Ce quatrième volume de Au chant des grenouilles présente un peu plus Moon, la chauve-souris poétesse. Encore une fois, j’ai suivi avec plaisir la petite aventure de ce groupe d’ami·es interespèce : les membres sont soudés et la tendresse est palpable à chaque page. « Je t’adore même si tu fais des trucs bizarres. » (p. 39) Kerascoët propose des illustrations épurées et faussement simples, regorgeant de détails et qui mettent en valeur l’adorable candeur des personnages. J’ai hâte de lire le tome 5 qui paraît en juin, en espérant que l’on perce enfin le secret de la porte fermée dans la cabane de la sage Urania.

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