La famille Flopsaut

Album de Beatrix Potter.

Jeannot Lapin a épousé sa cousine Flopsaut, la sœur de Pierre Lapin. Ils ont eu de nombreux enfants que tout le monde appelle les petits Flopsaut. Et il faut bien la nourrir, cette marmaille à longues oreilles. Jeannot emprunte souvent des choux à son beau-frère et cousin qui est jardinier. Un jour, la famille Flopsaut trouve une montagne de laitues montées en graine dans le fossé qui borde le bout du jardin de Monsieur MacGregor. Toute la famille se régale de ces laitues douces et parfumées. « La famille Flopsaut se goinfra littéralement de laitue. Alors, peu à peu, l’un après l’autre, tous se laissèrent gagner par le sommeil et s’étendirent dans l’herbe coupée. » (p. 21) Heureusement, Thomasine Souricette, une aimable souris des champs, aperçoit la famille et l’aide à se sauver des funestes desseins de Monsieur MacGregor qui était bien ravi de trouver tant de lapins endormis dans son fossé.

Dans cette histoire, on disserte un peu sur les vertus soporifiques de la laitue, mais ce qui m’intéresse surtout, c’est que la famille porte le nom de la maman et non pas celui du papa. On ne parle pas de la famille Lapin ou de la famille Jeannot, mais de la famille Flopsaut. Et cela fait sens puisque la mère est la seule personne sensée de cette histoire, la seule qui ne s’est pas gavée de laitue et qui veille à la sécurité de sa famille. On ne peut pas en dire autant de Jeannot qui n’a pas perdu ses habitudes gourmandes et qui ronflait allègrement au milieu de l’herbe coupée du fossé.

Les illustrations sont absolument adorables, entre aquarelle et pastel. Beatrix Potter s’y entendait autant pour dessiner le doux pelage d’un lapereau endormi que la vivacité d’une plante en fleur. Et ne sont-ils pas adorables, ces lapereaux dont le cou est orné d’un ruban coloré ? Question rhétorique, évidemment. Tout est bien qui finit ici, sauf pour Monsieur MacGregor qui est une nouvelle fois le grand perdant de l’histoire.

Voir aussi Le grand livre animé de Pierre Lapin.

Publié dans Mon Alexandrie | Laisser un commentaire

Billevesée #210

Les billevesées continuent en 2016 : j’ai encore tellement de trucs intéressants à vous raconter sur un ton crétin !

Penchons-nous (sans tomber) sur l’expression « mise à pied ».

Dans le langage professionnel, une mise à pied est une suspension de l’activité d’un salarié, celui-ci étant relevé provisoirement ou définitivement de ses fonctions pour raison disciplinaire.

Cette expression nous vient de l’armée : un militaire mis à pied était privé de son cheval pendant plusieurs jours ou plusieurs semaines. Or, ce n’est pas tous les soldats qui avaient un cheval : ce privilège était réservé aux officiers. Les trouffions, ils vont à pied de toute façon !

Donc, notre pauvre cavalier sans monture était à pied et contraint d’effectuer de bases besognes dans l’écurie. La loose totale : non seulement, il n’a plus son dada, mais en plus, il doit nettoyer le crottin des canassons de ses copains.

Alors, billevesée ?

Publié dans Mon Boudoir | Laisser un commentaire

L’arbre du pays Toraja

Roman de Philippe Claudel. À paraître le 30 décembre.

Sur l’île de Sulawesi, en Indonésie, le narrateur a rencontré les Toraja. Ce peuple a des rituels funéraires très particuliers, dont un qui consiste à confier la dépouille des enfants à un arbre afin que les jeunes défunts grandissent en étant portés par la végétation. « L’existence de ce peuple est obsessionnellement rythmée par la mort. » (p. 5) La mort, hélas, le narrateur n’est pas préparé à y faire face quand son meilleur ami, Eugène, est foudroyé par un cancer. Le temps passe, les proches s’éloignent ou disparaissent. Le narrateur s’interroge sur l’apparition des maladies, la dégradation du corps et la jeunesse que l’on voudrait conserver. Lui-même vieillit : il a vu les enfants de ses amis grandir et son amante est bien plus jeune que lui. Comment faire face au temps qui file et aux êtres qui nous quittent ?

Ce beau roman, comme nombre de ceux de Philippe Claudel, pose des questions sur la mort, le deuil et l’existence. Quel souvenir garde-t-on de nos défunts ? Qu’est-ce qui disparaît de nous avec eux ? « Nous autres vivants sommes emplis par les rumeurs de nos fantômes. » (p. 28) À l’instar du narrateur, le lecteur entend résonner une évidence difficile à affronter : il ne faut pas laisser la mort prendre toute la place, mais il ne faut pas l’ignorer pour autant. Finalement, il faut vivre sans oublier la mort, mais sans en faire un horizon. « Quel est le plus haut degré du vivant ? Y aurait-il différents états qui nous permettraient de distinguer si l’on est plus ou moins vivant ? » (p. 60)

Le narrateur est un cinéaste qui travaille sur un scénario La fabrique intérieure. Cette fabrique, c’est celle qui produit et conserve les souvenirs, celle qui continue de faire grandir les êtres que l’on a perdus. De cette fabrique naissent aussi les films du narrateur, comme autant de manifestes de la vie. « J’ai depuis longtemps compris que nous ne faisons pas des films, mais qu’ils naissent de nous et se dessinent comme ils l’entendent, au moment qu’ils ont choisi. » (p. 8)

Le roman est traversé de grandes figures de la culture contemporaine : Beth Gibbons, Milan Kundera, Jean-Luc Godard ou Michel Piccoli. Ces êtres sont autant d’étoiles qui fileront, mais qui brillent encore intensément et qui illuminent l’existence de ceux qu’ils croisent. Cette lumière, chacun de nous la porte, et elle réchauffe ceux que nous n’oublions pas.

Publié dans Mon Alexandrie | Laisser un commentaire

2016 et tout le toutim !

Une image vaut mieux que 2016 mots…

Publié dans Mon Boudoir | Laisser un commentaire

Billevesée #209

Qui me connaît sait que j’aime la bouffe. Beaucoup. Trop. Beaucoup trop. Ma garde-robe m’engueule souvent quand je reprends du fromage. Bref, j’aime la bouffe. La raffinée et la facile, la rapide et la mijotée.

Il y a un petit plat (c’est un plat, ça ?) que j’aime beaucoup parce qu’il est simplissime à réaliser et qu’il est possible de le décliner à l’infini, ou presque. J’ai nommé le croque-monsieur. La recette de base est simple : du pain de mie, du jambon, du fromage râpé. On passe le tout à la poêle, au four ou dans l’appareil qui est fait exprès pour cuire les croque-monsieurs. J’ai investi dans une bête de ce genre et c’est très chouette.

Il existe évidemment le croque-madame : c’est un croque-monsieur sur lequel on ajoute un œuf. Pas ma déclinaison préférée.

Moi, ce que j’aime, c’est varier les fromages. Une tranche de fromage à raclette, un morceau de roquefort, une part de morbier, une tranche de mimolette. Et de temps en temps, je mets du jambon de pays ou une viande des grisons à la place du jambon rose tout simple. J’y glisse aussi des tomates séchées ou je fais des variations avec du poisson type saumon ou sardine. Évidemment, il faut équilibrer la chose : soit fromage qui dépote, soit viande qui décoiffe, sinon c’est pas terrible.

Non, vous n’apprenez rien d’intéressant aujourd’hui. Juste que j’aime la bouffe.

Alors, billevesée ?

Publié dans Mon Boudoir | Laisser un commentaire

Mon calendrier de l’Avent #25

Une chose que j’aime de Noël :

LES CADEAUX !

J’aime les acheter, les emballer et les offrir, mais je ne déteste pas de les recevoir !

JOYEUX NOËL !

N’oubliez pas : tirage au sort dans la journée parmi toutes les commentaires laissés sous mes billets de l’Avent. J’annoncerai le nom du gagnant en commentaire.

Publié dans Mon Boudoir | Laisser un commentaire

Mon calendrier de l’Avent #24

Une chose que j’aime de Noël :

LA MESSE DE MINUIT !

La crèche est montée dans l’église, on célèbre la naissance du Sauveur, on chante des hymnes plein de joie.

Publié dans Mon Boudoir | Laisser un commentaire

La France Steampunk – 1871, la Grande Machine

Ouvrage d’Étienne Barillier et Arthur Morgan. Photographies de Nicolas Meunier.

Avant de commencer, quelques dates à connaître :

  • 1815, Napoléon est vainqueur à Waterloo grâce à l’usage de la Grande Machine.
  • 1848, Napoléon II, l’Aiglon, monte sur le trône.
  • 1870, Napoléon II est défait à Sedan. Personne ne comprend pourquoi il n’a pas utilisé la Grande Machine.

« Les Prussiens occupaient un bandeau nord de la France. Le gouvernement avait multiplié les déclarations et les votes. Il fallait agir ! Du côté des Parisiens, on avait fait de même. On s’était perdu dans le projet fou de construire une nouvelle façon de diriger les hommes : la Commune. » (p. 18)

André de Favart est un noble royaliste dont la famille a fui la France pour l’Angleterre après le coup d’État de Napoléon Ier. Avec Edward Parrow, espion anglais, il est chargé de retrouver les plans de la Grande Machine, arme de guerre qui pourrait aider l’Angleterre et la France à battre la Prusse. Mais André de Favart est acquis aux idéaux de Louise Michel. « Louise Michel nous a chargés d’une tâche aussi noble qu’importante : préserver l’esprit de la Commune et organiser le retour du peuple au pouvoir. Un nouveau 89. » (p. 23) André et Edward doivent donc retrouver Anselme Payne, l’inventeur de la Grande Machine et le ramener en Angleterre. Mais cette Grande Machine, quelle est-elle ? D’où lui vient sa formidable puissance de destruction ? Est-ce de la pandésite, ce matériau nouveau et très rare ? Poursuivis par Gaspard de Belleville, un agent de Napoléon II, les deux hommes poursuivent leur mission, mais pas toujours de concert. De la Bretagne à Paris, à Lyon, Marseille et Toulouse, André de Favart rencontre de nombreuses sections vaporistes et des personnages hauts en couleur, comme la fille d’Hélène Jégado.

Ce roman-feuilleton, presque roman-photo, repose sur les carnets d’André de Favart que les auteurs prétendent avoir retrouvés. « D’aucuns diraient que le carnet n’existe pas et que l’ensemble n’est qu’un faux. À ceux-là, nous ne pouvons que répondre qu’il revient au lecteur de décider. » (p. 32) Pour illustrer cette aventure étonnante, ils ont fait appel à des factions vaporistes dont les membres ont prêtés leurs traits et leurs costumes aux personnages de cette histoire. Les portraits en pleine page et les médaillons sont superbes, dignes des défilés de haute couture. Et tout est plus vrai que nature dans cette reconstitution historique rétrofuturiste. « Le texte est d’époque, l’image moderne voyage à travers le temps. » (p. 6)

Avec quel plaisir j’ai suivi l’aristocrate qui travaille pour l’anarchiste française et l’espion qui travaille pour le gouvernement anglais ! La Grande Machine m’a rappelé l’affreux canon construit dans Les cinq cent millions de la Begum de Jules Verne, auteur dont il est fait mention au détour d’une page. L’esthétique steampunk, ou vaporiste en bon français, me plaît pour sa créativité sans limites et son originalité baroque. Les costumes habillent les hommes aussi bien en dandy qu’en inventeur ou en soldat. Dans cette esthétique de vapeur et d’acier, de cuir et de rouages, les femmes ne sont pas de jolies inutiles, mais des belles fortes et combattantes, aussi élégantes en corset de métal ou en culottes courtes. « Sa tenue constituait une incompréhensible alliance de cuir, d’une forme de masculin et de dentelle féminine. » (p. 100)

Ce grand album à la couverture cartonnée fermée par un élastique ressemble à un carnet de voyage géant. Et c’est bien à un voyage que nous invite cet ouvrage, un voyage dans une histoire qui aurait pu être. L’univers steampunk se développe et s’épanouit dans l’uchronie et propose de la science-fiction humaniste et alternative ainsi qu’une réflexion sur l’histoire qui n’a pas été au regard de celle dont nous pouvons déplorer les conséquences. Si le progrès est une force qu’on ne peut pas entraver, il y a des inventions qui devraient rester à l’état de schémas, pour le salut des hommes.

Bref, ici, tout est faux, bien sûr. Mais si c’était vrai… ?

Publié dans Mon Alexandrie | Marqué avec | Laisser un commentaire

Mon calendrier de l’Avent #23

Une chose que j’aime de Noël :

ÊTRE EN FAMILLE !

Ça se passe de commentaire.

Publié dans Mon Boudoir | Laisser un commentaire

Mon calendrier de l’Avent #22

Une chose que j’aime de Noël :

DRESSER LA TABLE !

Choisir une jolie nappe, plier les serviettes, sortir la vaisselle de famille, poser des bougies, un chemin de table, préparer des porte-noms,… Oui, je prends ça très au sérieux !

Publié dans Mon Boudoir | Laisser un commentaire

La Bible racontée comme un roman

Roman de Christine Pedotti.

La Bible. Voilà un texte qui en impose rien qu’avec son nom, puisque je n’ose pas vraiment parler de titre. La Bible, au sens de l’Ancien Testament, est un ensemble de textes d’auteurs inconnus, récits remaniés au fil des siècles et dont la forme définitive est finalement assez tardive. Pour certains, ce n’est qu’un recueil de légendes. Pour d’autres, c’est un texte à méditer, une parole de vie et d’amour.

Présentée ainsi, la Bible peut sembler un texte obscur, pesant et rébarbatif. Mais avant toute chose, la Bible nous parle d’hommes et de femmes qui, s’ils sont sous le regard d’un Dieu tout-puissant, aimant et juste, sont avant tout des êtres faillibles, animés de passions et pétris de doute. « Je vais donc vous raconter la Bible comme je l’aime, pleine de passion et de fracas, de haine et de tendresse, de violence et d’humour. » (p. 14)

La Bible mérite d’être lue pour les histoires qu’elles racontent, sans parler de foi ou de religion. Il y a de beaux récits à entendre dans ce livre millénaire. Christine Pedotti se livre à l’exercice faussement facile de mettre le texte à la portée de tous. « Si j’ai raconté la Bible, c’est pour permettre au lecteur et à la lectrice moderne de découvrir le texte, de l’entendre. » (p. 13) Et elle réussit à merveille son entreprise ! Sous sa plume, on voit renaître Abraham, Isaac, Jacob, Joseph et Moïse.

Dans ce premier volume, Christine Pedotti donne la parole à deux conteurs pour parler de la Genèse et de l’Exode. On s’arrête juste avant que le peuple élu pose le pied en terre de Canaan, après la fuite d’Égypte et le long séjour dans le désert. On a assisté à la première alliance, entre Abraham et Dieu, et à l’alliance renouvelée entre Moïse et Dieu.

J’ai un exemplaire de la Bible sur ma table de chevet. J’en lis régulièrement des passages. Grâce au roman de Christine Pedotti, j’ai envie d’ouvrir ma Bible plus souvent et de redécouvrir les histoires que je croyais connaître.

Publié dans Mon Alexandrie | Marqué avec | Laisser un commentaire

Mon calendrier de l’Avent #21

Une chose que j’aime de Noël :

LA BÛCHE !

Pendant des années, j’ai confectionné la ou les bûches pour le dessert. Bûche pâtissière, évidemment ! Au chocolat, à la confiture, à la crème de marron… Et le plus important, la décoration avec des figurines en sucre ou en plastique !

Publié dans Mon Boudoir | Laisser un commentaire

Mon calendrier de l’Avent #20

Une chose que j’aime de Noël :

EMBALLER LES CADEAUX !

Je ne suis pas manuelle et faire les paquets est souvent une galère. Mais je m’applique !

Publié dans Mon Boudoir | Laisser un commentaire

Billevesée #208

Le pedigree, qu’est-ce que c’est ? C’est la liste des ancêtres de la même lignée qui garantit la pureté de la race d’un animal. Mais ça, personnellement, je m’en fous un peu. Je n’ai rien contre les animaux de race, certains sont très beaux, mais un chien bâtard ou un chat de gouttière a tout de même plus de caractère !

Parlons étymologie puisque vous savez que c’est un peu mon dada (sur mon bidet, quand je trotte, ça fait STOP !!!)

Le mot « pedigree » est le résultat de la déformation en langue anglaise de l’expression « pied de grue ». Pour un animal, le pied de grue, c’est l’arbre généalogique parce que le schéma ressemble à une patte de grue. L’expression a été reprise littéralement par les Anglais et sa prononciation a progressivement été déformée en « pedigree ».

Alors, billevesée ?

Publié dans Mon Boudoir | Laisser un commentaire

Mon calendrier de l’Avent #19

Une chose que j’aime de Noël :

LE CHOCOLAT !

Oui, le chocolat, c’est à Pâques, mais c’est à Noël aussi ! Je n’oublierai jamais les truffes que faisait ma mamie. Je n’ai jamais réussi à les faire aussi délicieuses, aussi fondantes.

Publié dans Mon Boudoir | Laisser un commentaire

Dire, ne pas dire : du bon usage de la langue française

Ouvrage de l’Académie française.

L’Académie française, à quoi sert-elle ? « Son but est d’éviter qu’une confusion dans les mots n’entraîne une confusion dans les idées. » (p. 8) Dans son introduction, Jean d’Ormesson nous rappelle que cette éminente d’assemblée d’hommes verts ne travaille pas pour « faire joli », mais pour préserver le sens. « Un français correct n’est ni une affectation ni un luxe. C’est la garantie d’une pensée sûre d’elle-même. La beauté de la langue n’est que le miroir d’une raison capable de mettre de l’ordre dans le chaos du monde. » (p. 9)

Il convient donc de distinguer la règle et l’usage, le second étant bien souvent fautif par rapport à la première. Attention aux contresens et approximations ! « Ces images de coupe claire et de coupe sombre, empruntées au langage de la sylviculture, sont fréquemment employées, mais bien souvent à contresens. Une coupe claire, pratiquée pour laisser passer la lumière, consiste à abattre un grand nombre d’arbres. Elle est donc plus sévère qu’une coupe sombre, consistant à abattre quelques arbres seulement, sans que le sous-bois s’en trouve éclairé. Un auteur doit donc redouter davantage la couple claire que la coupe sombre dans son texte, et les coupes claires dans les crédits sont plus à craindre que les coupes sombres. » (p. 58 & 59)

L’Académie française n’est pas hostile aux anglicismes : la langue française doit évoluer, mais il est tout à fait inutile d’y introduire des mots étrangers quand il existe déjà un mot français pour dire exactement la même chose. L’Académie n’est donc pas anglophobe et encore moins misogyne ! Si elle s’oppose à la féminisation des mots, ce n’est pas pour maintenir la prétendue supériorité de l’homme, mais pour garantir une égalité de traitement. Eh oui, le masculin est en fait un genre non marqué qui englobe le masculin et le féminin, alors que le féminin est un genre marqué et exclusif. « C’est donc le féminin qui est le genre de la discrimination, et non, comme on peut parfois l’entendre, le genre masculin. » (p. 88)

Je ne rappellerai jamais assez que « pallier » est suivi du COD et non du COI : « on pallie un manque » et pas « à un manque ». Vous avez un doute sur l’usage d’une préposition ou l’emploi du subjonctif ? Vous trouverez une réponse simple et claire dans cet ouvrage, et les quelques exemples de ce qui se dit et de ce qui ne se dit pas sont limpides.

Enfin, précisons que ce qui est immortel, c’est la langue, pas les membres de l’Académie française qui doivent leur surnom à une heureuse métonymie. « La langue française est immortelle à condition que chacun des mots qui la composent soit soumis à un examen permanent, et que les préjugés qui l’encombrent soient éliminés un par un. L’immortalité ne consiste pas à être figée à un moment donné du temps, mais au contraire à rester vivante. » (p. 183)

Ce petit ouvrage remet quelques points sur les i et ce n’est jamais un luxe dans notre monde perméable aux modes et aux tics de langage. Et quelle joie de lire que l’on maîtrise une règle un peu absconse ou que l’on sait quels pièges éviter !

Publié dans Mon Alexandrie | Laisser un commentaire

Mon calendrier de l’Avent #18

Une chose que j’aime de Noël :

LES CARTES DE FIN D’ANNÉE !

J’en envoie près d’une cinquantaine chaque année (et j’en reçois si peu… Ouiiiiin !) Depuis deux ans, je les confectionne moi-même. D’aucuns trouvent ça cheap, radin. Pour moi, c’est un cadeau, une pensée vraiment personnalisée envoyée à des personnes choisies.

Publié dans Mon Boudoir | Laisser un commentaire

Mon calendrier de l’Avent #17

Une chose que j’aime de Noël :

LES ILLUMINATIONS !

Comme une gamine, émerveillée, je peux rester des heures devant les vitrines décorées ou le nez en l’air sous les décorations lumineuses extérieures.

Dans mon ancienne chambre, chez mes parents, la fenêtre donne sur la rue et sur un lampadaire auquel est accrochée une décoration lumineuse. Un de mes plaisirs est d’assister à l’allumage de cette décoration, au crépuscule.

Publié dans Mon Boudoir | Laisser un commentaire

Le porteur d’histoire

Pas de critique littéraire aujourd’hui, mais on n’est pas très loin des livres et de leurs belles histoires. Voici un avis sur du spectacle vivant.

Comme si je n’avais pas été assez gâtée pour mon 30e anniversaire, deux amies m’ont offert une place pour une pièce de théâtre qui se joue en ce moment à Paris.

Il s’agit de la pièce Le porteur d’histoire, créée en 2011 par Alexis Michalik. Son succès ne se dément pas depuis ses débuts.

J’ai assisté à une représentation mercredi dernier et j’ai encore des étoiles dans les yeux !

Voilà la présentation de la merveille : « Par une nuit pluvieuse, au fin fond des Ardennes, Martin Martin doit enterrer son père. Il est alors loin d’imaginer que la découverte d’un carnet manuscrit va l’entraîner dans une quête vertigineuse à travers l’Histoire et les continents. Quinze ans plus tard, au cœur du désert algérien, une mère et sa fille disparaissent mystérieusement.  Elles ont été entraînées par le récit d’un inconnu, à la recherche d’un amas de livres frappés d’un étrange calice, et d’un trésor colossal, accumulé à travers les âges par une légendaire société secrète. »

Il est question d’Alexandre Dumas, du Comte de Monte-Cristo, d’un trésor perdu, d’un héritage transmis par les femmes, d’un voyage à travers le monde et l’histoire, et de livres, de beaucouuuuup de livres !

La pièce est donnée au Studio des Champs-Élysées jusqu’au 31 décembre. Courez-y, les amis !

Publié dans Mon Boudoir | Laisser un commentaire

Mon calendrier de l’Avent #16

Une chose que j’aime de Noël :

LES  13 DESSERTS !

Je n’ai pas souvenir que nous ayons une année réuni tous ces desserts chez nous, mais j’aime cette idée d’abondance et de partage.

Publié dans Mon Boudoir | Laisser un commentaire

Mon calendrier de l’Avent #15

Une chose que j’aime de Noël :

LE POINSETTIA !

Moi et les plantes vertes, c’est une grande histoire de désamour. Ça tombe bien, celle-ci est rouge.

Publié dans Mon Boudoir | Laisser un commentaire

Il y a un T-Rex en ville – Les dinosaures envahissent ton quotidien !

Album de Ruth Symons. Illustrations de d’Aleksei Bitskoff.

Et si les dinosaures existaient de nos jours ? Imaginons que ce donnerait un T-Rex dans un environnement familier… Attention, les dégâts et bonjour la rigolade ! « Et si le T-Rex se mettait au sport ? Ses petits bras seraient bien trop courts pour qu’il fasse le poirier. » Sous forme de situations incongrues, on en apprend beaucoup sur le roi des dinosaures, sur sa morphologie, ses habitudes et son histoire.

Ce gros dino n’est pas effrayant pour deux sous ! Il ressemble plutôt au T-Rex de Toy Story qu’à la bestiole à grandes dents de Jurassic Park. On en voudrait bien un pour copain, même s’il prend pas mal de place ! Et pas sûr que Médor ou Mistigri seront d’accord…

La couverture en relief est très belle, avec des impressions façon écailles de lézard. Les dessins très colorés sont très accessibles aux jeunes lecteurs. Les détails sont légion et il y a des informations partout. Cet album est drôle et didactique, tout à fait adapté aux petits et grands lecteurs qui sont fascinés par les grosses bestioles disparues !

Publié dans Mon Alexandrie | Laisser un commentaire

Mon calendrier de l’Avent #14

Une chose que j’aime de Noël :

LES BOUGIES !

Je n’allume presque jamais de bougie, sauf à Noël où j’en voudrais partout. Sur la table du repas, au-dessus de la cheminée, sur les meubles et sur les rebords de fenêtre.

Publié dans Mon Boudoir | Laisser un commentaire

Mon calendrier de l’Avent #13

Une chose que j’aime de Noël :

LES CHANTS DE NOËL !

Mon préféré, ultra classique, ultra connu, ultra rebattu, c’est Let it snow ! Si je l’entends en juillet, immédiatement, je suis dans l’ambiance de Noël.

Publié dans Mon Boudoir | Laisser un commentaire

Billevesée #207

Aujourd’hui, parlons d’un truc que je déteste : la margarine. (Rien que d’y penser, j’ai comme un haut-le-cœur…)

C’est Napoléon III qui est à l’origine de la margarine. Enfin non, ce n’est pas lui qui a bidouillé en cuisine, mais il a lancé un concours en 1869 dont le sujet était de mettre au point un « corps gras semblable au beurre, mais de prix inférieur, apte à se conserver longtemps sans s’altérer en gardant sa valeur nutritive ».

Et ouais, le beurre, c’était cher et ça ne se conservait pas très bien. Du coup, le pauvre, le matin, il avait rien à mettre sur sa tartine ! S’il est pas gentil, ce Napoléon III, d’avoir pensé au petit-déjeuner du peuple !

Bref, c’est le pharmacien Hippolyte Mège-Mouriès qui décroche le pompon en réalisant un mélange de graisse de bœuf, de lait et d’eau. Il appelle sa mixture « margarine » d’après le mot grec « margaron » qui signifie « blanc de perle » et du mot « polyalcool-glycérine : un petit bout de l’un, un petit bout de l’autre, et voilà, on a le mot « margarine ».

Le produit rencontre un grand succès populaire. Et son odeur me donne immanquablement la nausée. Donnez-moi du beurre, salé de préférence, et pis c’est tout !

Alors, billevesée ?

Publié dans Mon Boudoir | Laisser un commentaire

Mon calendrier de l’Avent #12

Une chose que j’aime de Noël :

VOIR QUE J’AI OUBLIÉ UNE POCHE DE MON CALENDRIER DE L’AVENT !

J’ai beau être impatiente de savourer ma friandise tous les jours, il arrive que je l’oublie. Et alors, quand je le vois, ça fait deux surprises en une journée ! De là à dire que je ferai exprès d’oublier, il n’y a qu’un pas…

Publié dans Mon Boudoir | Laisser un commentaire

Mon calendrier de l’Avent #11

Une chose que j’aime de Noël :

LES DESSINS ANIMÉS !

Qu’il s’agisse de classiques ou de nouveautés, les dessins animés sont une activité indispensable pour un Noël réussi !

Publié dans Mon Boudoir | Laisser un commentaire

Tonnerre de prouts !

Album d’Antoine Guilloppé et de Ronan Badel.

Aujourd’hui, visite au zoo en famille ! Mais la balade ne va pas être une promenade de santé. « Arrivés devant l’entrée, j’entends tout de suite un bruit atroce. Attention, c’est le rhinocéros qui fait des prouts féroces ! Vite, éloignons-nous, cette odeur peut rendre fou. » Les singes, les hippopotames, les éléphants, les lions et tous les animaux du zoo font des pets ! Ils sont hilares et tout à fait bienheureux de lâcher des vents. Les dames ont des malaises et les enfants ont la nausée tandis que les bestioles s’en donnent à cœur joie ! « Avant de partir, nous passons devant les pandas. Vu leurs têtes, ne restons pas là ! » Mais sur le chemin du retour, dans la voiture, il y a comme une drôle d’odeur…

Oui, le prout est drôle. Le prout est niais. Le prout est caca boudin. Et c’est bien ça qui plaît aux jeunes lecteurs. Et aussi aux lecteurs qui ont soufflé trente bougies. Les dessins sont vraiment sympathiques, très expressifs et colorés. Le prout, c’est ludique puisqu’on parle avec des rimes. Même si c’est un concert qui vicie l’air, on a très envie de chanter « Vive le vent, vive le vent… »

Publié dans Mon Alexandrie | Laisser un commentaire

Mon calendrier de l’Avent #10

Une chose que j’aime de Noël :

LES BOULES DE NOËL !

Fragiles, délicates, colorées, brillantes, elles décorent le sapin. On les sort chaque année de leur boîte, avec précaution et excitation, ravis de les retrouver pour un autre Noël.

Publié dans Mon Boudoir | Laisser un commentaire

Mon calendrier de l’Avent #9

Une chose que j’aime de Noël :

ACHETER LES CADEAUX !

Je suis une fille très organisée, très prévoyante. Je commence l’achat des cadeaux de Noël très tôt dans l’année. Mon record ? Un cadeau commandé un 8 février. C’est vous dire…

Depuis quelques années, j’aime surtout faire des cadeaux communs pour toute ma famille : une séance de photos tous ensemble ou un bon restaurant. Mais ça n’empêche d’acheter des petites choses. L’essentiel, c’est toujours de faire plaisir !

Publié dans Mon Boudoir | Laisser un commentaire