La carotte aux étoiles

Bande dessinée de Régis Lejonc. Dessin de Riff Reb’s.

D’après une histoire de Thierry Murat.

Il était une fois un lapin savant, un peu génie fou, qui rêvait d’inventer une carotte peu ordinaire. Après des nuits de travail, il arrive enfin au résultat qu’il espérait et sa carotte est magnifique : elle produit des étoiles. Tout de suite, c’est le succès. Tout le monde lui fait des promesses et lui soumet des projets. « Et dans ces cas-là, lapin ou pas, on y croit. » (p. 14) Hélas, son invention lui échappe et devient un produit commercial. La magie est bradée, vendue dans les rayons. Les requins et les cochons font du profit et le pauvre lapin se sent dépossédé. Il décide d’offrir son invention au roi soleil. Mais celui-ci, à son tour, détourne la beauté de l’invention du lapin savant pour servir ses sinistres desseins. « Dans la nuit devenue noire, certains ne dansent plus sous la lune en rêvant d’amour. Et d’autres ont perdu le goût de l’impossible. Il suffirait pourtant de ne pas confier ses rêves à n’importe qui. » (p. 32 & 34)

La carotte aux étoiles est un très beau conte moral et philosophique, accessible aux lecteurs de tout âge. De format moyen, avec une tranche toilée, l’ouvrage présente des images en clair-obscur, des silhouettes inquiétantes et des ombres ambiguës. Le dessin prime sur le texte : cette œuvre se regarde plus qu’elle ne se lit et je pense même que l’histoire peut se comprendre sans l’écrit tant les illustrations sont explicites, parfois exaltantes, parfois cruelles. Cette jolie bande dessinée rappelle que certains ont besoin d’une carotte pour croire au bonheur alors qu’il n’est besoin que de rêves.

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Billevesée #212

Une deadline, en bon franglais, c’est une date limite qu’il ne faut pas dépasser pour terminer un travail.

Revenons à l’origine de ce mot, voulez-vous ? Et si vous ne voulez pas, c’est pareil, c’est moi qui décide.

La deadline, dans les prisons anglaises, c’est la ligne qu’un prisonnier ne devait pas franchir sous peine de mort.

La mort, OK ? Alors, amis français, quand vous avez peur de ne pas terminer un truc à temps, utiliser plutôt le joli mot français d’échéance, ça sonne moins fatal !

Alors, billevesée ?

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La folle rencontre de Flora et Max

Roman de Martin Page et de Coline Pierré.

Flora est en prison pour six mois, condamnée pour avoir violemment frappé la camarade qui la harcelait. « Tu vas peut-être trouver ça choquant, mais Émeline mérite ce qui lui est arrivé. La violence venait d’elle, simplement elle était moins spectaculaire. Elle n’était pas physique. » (p. 30) Max ne peut plus sortir de chez lui, terrifié par le monde et les autres. « J’ai choisi de m’enfermer chez moi, dans ma propre maison. Pourtant, je n’ai pas commis de crime. » (p. 34) Flora et Max s’écrivent des lettres et apprennent à se connaître. Ils s’apprivoisent et ils apprivoisent leurs différences et ce qui les rapproche. Quand Flora sortira, se rencontreront-ils ? Max pourra-t-il se libérer de sa prison intérieure ? « Je pourrais très bien sortir, je pourrais réaliser le rêve de milliers de détenus. Alors, est-ce que je ne suis pas égoïste en restant chez moi ? » (p. 139) Ce qui les a blessés, c’est l’école, son carcan, ses règles, sa nature inadaptée à leurs caractères sensibles. Alors ils parlent de créer une école alternative pour eux et pour ceux qui ont besoin d’apprendre autrement. Parce qu’il faut bien vivre. Parce qu’il faut trouver sa place dans le monde, avec ses propres moyens. En se lisant et en s’écrivant, Max et Flore s’aident mutuellement à repousser leurs barrières et faire tomber les grilles. « J’aime la manière dont tu parles de la prison : tu n’éludes pas les choix difficiles et tu avances, tu es optimiste. Ton exemple me donne le désir de changer. » (p. 58) Ce que l’avenir leur réserve, à ces lycéens épistoliers, c’est peut-être tout le bonheur du monde, s’ils consentent à le cueillir.

Je commence par ce qui m’a déplu et je garde le meilleur pour la fin. Tout d’abord, non, non et non. Et non. En français, le verbe « réaliser » ne signifie pas « comprendre », mais « accomplir ». Cet anglicisme me hérisse le poil et il apparaît au moins trois fois dans les lettres de Flora. Autre avertissement grammatical : la concordance des temps et des discours, c’est important. Mais sur ce point, je vais supposer que les auteurs ont mis sciemment des erreurs dans le langage de leurs jeunes héros. Mais tout de même, au lycée, les deux gamins devraient maîtriser ça ! Et en parlant d’adultes qui prêtent leur voix à celles d’adolescents, je déplore un recours un peu facile à certaines réflexions ou idées toutes faites qu’un adulte peut supposer trouver dans le discours de jeunes personnes. Enfin, certains passages, selon moi, ne collent pas à la maturité pourtant affichée des deux héros. La première phrase de Max en est un exemple criant : « Je ne savais pas que les filles allaient en prison. Pour tout dire, je ne savais pas que les filles étaient violentes. » (p. 9) Qu’un élève de primaire pense cela, pourquoi pas… mais pas un adolescent en première ES ! Il a accès aux informations, à la télévision et à Internet, et il n’est reclus chez lui que depuis quelques mois : tout cela ne justifie pas une naïveté aussi crasse sur la nature humaine !

Voilà pour la forme, passons au fond. Rangez vos haches, vos couteaux et vos envies de m’égorger : ce roman est une bonne histoire. Les auteurs écrivent une rencontre par lettre en détournant un peu une réalité que je trouve légèrement glauque, celles de femmes qui écrivent à des criminels. Ici, c’est le jeune garçon qui prend l’initiative de la correspondance. Certes, Flora n’est pas Ted Bundy, mais ça inverse joliment les rapports tout en donnant à la relation naissante une gaucherie tout à fait charmante. « On devrait se permettre d’aller à la rencontre de ceux qu’on ne connaît pas. » (p. 15) Par ailleurs, j’ai vraiment apprécié que les auteurs n’essaient pas à toute force de nous refiler une histoire d’amour : deux adolescents qui se rencontrent, même par lettre, n’ont pas forcément que ça en tête. Cette histoire n’est pas une romance : c’est juste une rencontre dont on ne présage rien, parce qu’il n’est pas toujours utile de tirer des plans sur la comète. J’en viens aux grands sujets de ce texte. Évidemment, il est question de harcèlement et du système scolaire français. Évidemment, il est question de claustration et de liberté. Surtout, il est question de découverte de soi et d’ouverture à l’autre. La culpabilité ne justifie pas le repli et l’isolement. Finalement, ce que vivent Max et Flora, c’est une évasion par correspondance.

Pour conclure, ce roman est un bon roman, mais je pense qu’il est plutôt adressé à des lecteurs jeunes. C’est que je commence à me faire vieille !

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Au-delà du mal

Roman de Shane Stevens.

Thomas Bishop n’a pas commencé son existence sous de bons augures. Sa mère a été violée par Caryl Chessman, le tueur en série exécuté en 1960. Nourrissant une farouche haine des hommes, elle a élevé son fils dans une mythologie familiale violente. « Souvent, le soir, elle racontait à son enfant l’histoire de ses deux pères, l’un violeur et l’autre braqueur. Elle le ridiculisait, elle se moquait de lui, elle déversait toute sa haine sur lui. Un jour, elle revint à la maison avec une lanière de cuir marron. » (p. 54) À dix ans, Thomas Bishop finit par tuer sa mère : son enfance est traumatisée et son esprit est nourri de certitudes funestes. Enfermé dans un hôpital psychiatrique, il ne rêve que de vengeance, de fuite et de poursuivre l’œuvre de son père. Car oui, il en est convaincu, Caryl Chessman était son père et il lui faut poursuivre son action. « Maintenant, c’était leur besogne à eux. Oui, absolument, l’entreprise s’appelait désormais Chessman & Son. » (p. 411) Extrêmement intelligent, Thomas Bishop s’enfuit grâce à un stratagème qui lui laisse le champ libre pendant des mois et il commence son œuvre de mort. Sous diverses identités, il se fond dans la foule et laisse derrière lui des cadavres de femmes atrocement mutilés. Personne ne connaît l’identité et le véritable visage de celui qui terrifie l’Amérique. « Sous le masque protecteur de Vincent Mungo, il pouvait faire ce qu’il voulait, aller où il voulait. N’importe où… » (p. 319)

Pour arrêter ce monstre, la police déploie ses forces dans tous les pays, mais trois personnes en particulier travaillent sur ce cas. Jonathan Stoner, un sénateur ambitieux, milite en faveur de la peine de mort alors qu’elle est largement remise en question dans la société. « Chess Man, ou Thomas Bishop, comme vous voudrez, est un meurtrier total. Il continuera jusqu’à ce qu’il se fasse tuer. Ce type est un robot, un engin de destruction qui ne peut pas s’arrêter tout seul. » (p. 755) Adam Kenton, journaliste têtu, recoupe et recroise avec acharnement toutes les informations sur le tueur : il y a trop de choses qui clochent, de pièces qui ne s’emboîtent pas dans ce puzzle macabre. Et il s’interroge sur la pertinence de la peine capitale. « Mettez le paquet sur l’idée que le vrai meurtrier, c’est la peine de mort. » (p. 154) Amos Finch, professeur et écrivain, espère que le tueur continuera son œuvre suffisamment longtemps pour lui fournir suffisamment de matière pour son grand ouvrage. « Nous avons affaire […] à un psychopathe d’une intelligence phénoménale qui a les émotions d’un enfant terrorisé et l’instinct de survie d’un animal. » (p. 457) Au terme d’une partie d’échecs en trompe-l’œil, Thomas Bishop sera arrêté, mais toutes les questions ne trouveront pas de réponse.

Ce roman est fascinant, mais il demande d’avoir les tripes bien accrochées. On dit qu’une image vaut mille mots. Tout dépend des mots. Ceux de Shane Stevens font surgir des scènes brutales et cruelles qui n’ont rien à envier aux films les plus gores. Le retournement final du roman est bien amené, mais quand on connaît un peu la vie de Caryl Chessman, ça devient assez évident. Cela dit, Au-delà du mal s’inscrit parfaitement dans la littérature des tueurs en série. Chaudement recommandé par ma sœur (qui est bizarrement fascinée par Jack l’Éventreur et ses petits copains) et par BesacTof, ce texte m’a fait passer quelques bonnes heures bien horrifiques et glaçantes. Pas étonnant que Stephen King ait tant félicité ce roman et son auteur. Mais faut pas déconner, maintenant, il me faut un album avec des lapins dedans.

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Billevesée #211

Depuis peu, je mets du rouge à lèvres. Mais comme je n’assume pas vraiment, j’ai choisi une couleur qui est exactement celle de mes lèvres. Oui, tout le monde s’en moque.

Parlons du raisin, la partie colorée du tube. Pourquoi ce nom ? Une des premières formes du rouge à lèvres était une pâte teintée à la pulpe de raisin noir. Voilàààààà !

Alors, billevesée ?

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La tente rouge

Roman d’Anita Diamant. À paraître en janvier 2016 au format poche chez les éditions Charleston.

« Mon nom ne vous dit rien. Mon souvenir est poussière. Ce n’est ni votre faute, ni la mienne. La chaîne reliant mères et filles s’étant rompue, la transmission de la saga familiale incomba alors aux seuls hommes. Comme ils ignoraient tout de moi, je suis devenue une note en bas de page. Ma vie n’est qu’une parenthèse entre l’histoire bien connue de Jacob, mon père, et la célèbre chronique de Joseph, mon frère. Les rares fois où l’on se souvient de moi, c’est en tant que victime. Presque au début de votre livre saint, on trouve un passage qui semble indiquer que j’ai été violée, la suite est le récit sanglant de la façon dont on a vengé mon honneur. » (p. 7)

Ainsi s’ouvre le récit de Dina, fille de Jacob et de Léa. Unique fille du patriarche, elle grandit auprès de ses quatre mères, Léa, Rachel, Zilpa et Bilha, dans l’ombre de la tente rouge qui est interdite aux hommes et où se renouvelle chaque mois le mystère du saignement féminin et de la fécondité. Choyée et heureuse dans la tribu de son père, elle est confrontée à la mort et à la solitude quand ses frères refusent son union avec un prince non circoncis. Commence alors le long exil de Dina : partout où elle va, elle traîne son chagrin, mais la vie s’accroche à elle et son immense talent de sage-femme lui vaut la reconnaissance et le respect de tous. Au terme d’une longue existence, Dina trouvera enfin le repos, débarrassée de ses cauchemars.

La tente rouge fait entendre la voix de femmes qui a été étouffée par le récit qu’ont donné les hommes. Dina est la mémoire des femmes qui l’ont élevée, aimée et secourue. Des vallées arides de Canaan aux rives fertiles de l’Égypte, la narratrice raconte une vie de bonheurs, de deuils et d’apprentissages. Dina n’est pas un personnage de la Bible, c’est seulement un nom dans une descendance. Mais avec elle, on assiste aux retrouvailles de Jacob et d’Esaü, on accompagne Isaac dans ses dernières heures et on parcourt la terre promise sous l’égide du dieu d’Abraham et des multiples divinités adorées par les femmes de Jacob. Cette opposition est saisissante : Jacob n’honore qu’un seul dieu, celui de ses pères, mais les épouses se placent en plus sous la protection de déesses au visage maternel. Initiée par sa tante et par plusieurs guérisseuses, Dina apprend les plantes qui soignent et les techniques d’accouchement : tout en s’en remettant toujours aux divinités, elle pratique la science avec sagesse, rappelant que le pouvoir des femmes n’est pas dans la possession, mais dans la connaissance du monde.

J’ai lu ce roman à sa sortie en France quand j’étais adolescente et un peu plus tard, à l’aube de la vingtaine. Je le cherchais depuis des années, portée par le souvenir d’une histoire aux échos légendaires, voire mythologiques. Si vous aviez vu ma joie quand j’ai appris que les éditions Charleston publiaient ce roman en format poche ! Cette troisième lecture m’a procuré le même plaisir que les précédentes et je sais déjà que je lirai encore ce roman pour remettre mes pas dans ceux de Dina.

Le billet sur ma première lecture est ici.

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La famille Flopsaut

Album de Beatrix Potter.

Jeannot Lapin a épousé sa cousine Flopsaut, la sœur de Pierre Lapin. Ils ont eu de nombreux enfants que tout le monde appelle les petits Flopsaut. Et il faut bien la nourrir, cette marmaille à longues oreilles. Jeannot emprunte souvent des choux à son beau-frère et cousin qui est jardinier. Un jour, la famille Flopsaut trouve une montagne de laitues montées en graine dans le fossé qui borde le bout du jardin de Monsieur MacGregor. Toute la famille se régale de ces laitues douces et parfumées. « La famille Flopsaut se goinfra littéralement de laitue. Alors, peu à peu, l’un après l’autre, tous se laissèrent gagner par le sommeil et s’étendirent dans l’herbe coupée. » (p. 21) Heureusement, Thomasine Souricette, une aimable souris des champs, aperçoit la famille et l’aide à se sauver des funestes desseins de Monsieur MacGregor qui était bien ravi de trouver tant de lapins endormis dans son fossé.

Dans cette histoire, on disserte un peu sur les vertus soporifiques de la laitue, mais ce qui m’intéresse surtout, c’est que la famille porte le nom de la maman et non pas celui du papa. On ne parle pas de la famille Lapin ou de la famille Jeannot, mais de la famille Flopsaut. Et cela fait sens puisque la mère est la seule personne sensée de cette histoire, la seule qui ne s’est pas gavée de laitue et qui veille à la sécurité de sa famille. On ne peut pas en dire autant de Jeannot qui n’a pas perdu ses habitudes gourmandes et qui ronflait allègrement au milieu de l’herbe coupée du fossé.

Les illustrations sont absolument adorables, entre aquarelle et pastel. Beatrix Potter s’y entendait autant pour dessiner le doux pelage d’un lapereau endormi que la vivacité d’une plante en fleur. Et ne sont-ils pas adorables, ces lapereaux dont le cou est orné d’un ruban coloré ? Question rhétorique, évidemment. Tout est bien qui finit ici, sauf pour Monsieur MacGregor qui est une nouvelle fois le grand perdant de l’histoire.

Voir aussi Le grand livre animé de Pierre Lapin.

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Billevesée #210

Les billevesées continuent en 2016 : j’ai encore tellement de trucs intéressants à vous raconter sur un ton crétin !

Penchons-nous (sans tomber) sur l’expression « mise à pied ».

Dans le langage professionnel, une mise à pied est une suspension de l’activité d’un salarié, celui-ci étant relevé provisoirement ou définitivement de ses fonctions pour raison disciplinaire.

Cette expression nous vient de l’armée : un militaire mis à pied était privé de son cheval pendant plusieurs jours ou plusieurs semaines. Or, ce n’est pas tous les soldats qui avaient un cheval : ce privilège était réservé aux officiers. Les trouffions, ils vont à pied de toute façon !

Donc, notre pauvre cavalier sans monture était à pied et contraint d’effectuer de bases besognes dans l’écurie. La loose totale : non seulement, il n’a plus son dada, mais en plus, il doit nettoyer le crottin des canassons de ses copains.

Alors, billevesée ?

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L’arbre du pays Toraja

Roman de Philippe Claudel. À paraître le 30 décembre.

Sur l’île de Sulawesi, en Indonésie, le narrateur a rencontré les Toraja. Ce peuple a des rituels funéraires très particuliers, dont un qui consiste à confier la dépouille des enfants à un arbre afin que les jeunes défunts grandissent en étant portés par la végétation. « L’existence de ce peuple est obsessionnellement rythmée par la mort. » (p. 5) La mort, hélas, le narrateur n’est pas préparé à y faire face quand son meilleur ami, Eugène, est foudroyé par un cancer. Le temps passe, les proches s’éloignent ou disparaissent. Le narrateur s’interroge sur l’apparition des maladies, la dégradation du corps et la jeunesse que l’on voudrait conserver. Lui-même vieillit : il a vu les enfants de ses amis grandir et son amante est bien plus jeune que lui. Comment faire face au temps qui file et aux êtres qui nous quittent ?

Ce beau roman, comme nombre de ceux de Philippe Claudel, pose des questions sur la mort, le deuil et l’existence. Quel souvenir garde-t-on de nos défunts ? Qu’est-ce qui disparaît de nous avec eux ? « Nous autres vivants sommes emplis par les rumeurs de nos fantômes. » (p. 28) À l’instar du narrateur, le lecteur entend résonner une évidence difficile à affronter : il ne faut pas laisser la mort prendre toute la place, mais il ne faut pas l’ignorer pour autant. Finalement, il faut vivre sans oublier la mort, mais sans en faire un horizon. « Quel est le plus haut degré du vivant ? Y aurait-il différents états qui nous permettraient de distinguer si l’on est plus ou moins vivant ? » (p. 60)

Le narrateur est un cinéaste qui travaille sur un scénario La fabrique intérieure. Cette fabrique, c’est celle qui produit et conserve les souvenirs, celle qui continue de faire grandir les êtres que l’on a perdus. De cette fabrique naissent aussi les films du narrateur, comme autant de manifestes de la vie. « J’ai depuis longtemps compris que nous ne faisons pas des films, mais qu’ils naissent de nous et se dessinent comme ils l’entendent, au moment qu’ils ont choisi. » (p. 8)

Le roman est traversé de grandes figures de la culture contemporaine : Beth Gibbons, Milan Kundera, Jean-Luc Godard ou Michel Piccoli. Ces êtres sont autant d’étoiles qui fileront, mais qui brillent encore intensément et qui illuminent l’existence de ceux qu’ils croisent. Cette lumière, chacun de nous la porte, et elle réchauffe ceux que nous n’oublions pas.

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2016 et tout le toutim !

Une image vaut mieux que 2016 mots…

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Billevesée #209

Qui me connaît sait que j’aime la bouffe. Beaucoup. Trop. Beaucoup trop. Ma garde-robe m’engueule souvent quand je reprends du fromage. Bref, j’aime la bouffe. La raffinée et la facile, la rapide et la mijotée.

Il y a un petit plat (c’est un plat, ça ?) que j’aime beaucoup parce qu’il est simplissime à réaliser et qu’il est possible de le décliner à l’infini, ou presque. J’ai nommé le croque-monsieur. La recette de base est simple : du pain de mie, du jambon, du fromage râpé. On passe le tout à la poêle, au four ou dans l’appareil qui est fait exprès pour cuire les croque-monsieurs. J’ai investi dans une bête de ce genre et c’est très chouette.

Il existe évidemment le croque-madame : c’est un croque-monsieur sur lequel on ajoute un œuf. Pas ma déclinaison préférée.

Moi, ce que j’aime, c’est varier les fromages. Une tranche de fromage à raclette, un morceau de roquefort, une part de morbier, une tranche de mimolette. Et de temps en temps, je mets du jambon de pays ou une viande des grisons à la place du jambon rose tout simple. J’y glisse aussi des tomates séchées ou je fais des variations avec du poisson type saumon ou sardine. Évidemment, il faut équilibrer la chose : soit fromage qui dépote, soit viande qui décoiffe, sinon c’est pas terrible.

Non, vous n’apprenez rien d’intéressant aujourd’hui. Juste que j’aime la bouffe.

Alors, billevesée ?

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Mon calendrier de l’Avent #25

Une chose que j’aime de Noël :

LES CADEAUX !

J’aime les acheter, les emballer et les offrir, mais je ne déteste pas de les recevoir !

JOYEUX NOËL !

N’oubliez pas : tirage au sort dans la journée parmi toutes les commentaires laissés sous mes billets de l’Avent. J’annoncerai le nom du gagnant en commentaire.

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Mon calendrier de l’Avent #24

Une chose que j’aime de Noël :

LA MESSE DE MINUIT !

La crèche est montée dans l’église, on célèbre la naissance du Sauveur, on chante des hymnes plein de joie.

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La France Steampunk – 1871, la Grande Machine

Ouvrage d’Étienne Barillier et Arthur Morgan. Photographies de Nicolas Meunier.

Avant de commencer, quelques dates à connaître :

  • 1815, Napoléon est vainqueur à Waterloo grâce à l’usage de la Grande Machine.
  • 1848, Napoléon II, l’Aiglon, monte sur le trône.
  • 1870, Napoléon II est défait à Sedan. Personne ne comprend pourquoi il n’a pas utilisé la Grande Machine.

« Les Prussiens occupaient un bandeau nord de la France. Le gouvernement avait multiplié les déclarations et les votes. Il fallait agir ! Du côté des Parisiens, on avait fait de même. On s’était perdu dans le projet fou de construire une nouvelle façon de diriger les hommes : la Commune. » (p. 18)

André de Favart est un noble royaliste dont la famille a fui la France pour l’Angleterre après le coup d’État de Napoléon Ier. Avec Edward Parrow, espion anglais, il est chargé de retrouver les plans de la Grande Machine, arme de guerre qui pourrait aider l’Angleterre et la France à battre la Prusse. Mais André de Favart est acquis aux idéaux de Louise Michel. « Louise Michel nous a chargés d’une tâche aussi noble qu’importante : préserver l’esprit de la Commune et organiser le retour du peuple au pouvoir. Un nouveau 89. » (p. 23) André et Edward doivent donc retrouver Anselme Payne, l’inventeur de la Grande Machine et le ramener en Angleterre. Mais cette Grande Machine, quelle est-elle ? D’où lui vient sa formidable puissance de destruction ? Est-ce de la pandésite, ce matériau nouveau et très rare ? Poursuivis par Gaspard de Belleville, un agent de Napoléon II, les deux hommes poursuivent leur mission, mais pas toujours de concert. De la Bretagne à Paris, à Lyon, Marseille et Toulouse, André de Favart rencontre de nombreuses sections vaporistes et des personnages hauts en couleur, comme la fille d’Hélène Jégado.

Ce roman-feuilleton, presque roman-photo, repose sur les carnets d’André de Favart que les auteurs prétendent avoir retrouvés. « D’aucuns diraient que le carnet n’existe pas et que l’ensemble n’est qu’un faux. À ceux-là, nous ne pouvons que répondre qu’il revient au lecteur de décider. » (p. 32) Pour illustrer cette aventure étonnante, ils ont fait appel à des factions vaporistes dont les membres ont prêtés leurs traits et leurs costumes aux personnages de cette histoire. Les portraits en pleine page et les médaillons sont superbes, dignes des défilés de haute couture. Et tout est plus vrai que nature dans cette reconstitution historique rétrofuturiste. « Le texte est d’époque, l’image moderne voyage à travers le temps. » (p. 6)

Avec quel plaisir j’ai suivi l’aristocrate qui travaille pour l’anarchiste française et l’espion qui travaille pour le gouvernement anglais ! La Grande Machine m’a rappelé l’affreux canon construit dans Les cinq cent millions de la Begum de Jules Verne, auteur dont il est fait mention au détour d’une page. L’esthétique steampunk, ou vaporiste en bon français, me plaît pour sa créativité sans limites et son originalité baroque. Les costumes habillent les hommes aussi bien en dandy qu’en inventeur ou en soldat. Dans cette esthétique de vapeur et d’acier, de cuir et de rouages, les femmes ne sont pas de jolies inutiles, mais des belles fortes et combattantes, aussi élégantes en corset de métal ou en culottes courtes. « Sa tenue constituait une incompréhensible alliance de cuir, d’une forme de masculin et de dentelle féminine. » (p. 100)

Ce grand album à la couverture cartonnée fermée par un élastique ressemble à un carnet de voyage géant. Et c’est bien à un voyage que nous invite cet ouvrage, un voyage dans une histoire qui aurait pu être. L’univers steampunk se développe et s’épanouit dans l’uchronie et propose de la science-fiction humaniste et alternative ainsi qu’une réflexion sur l’histoire qui n’a pas été au regard de celle dont nous pouvons déplorer les conséquences. Si le progrès est une force qu’on ne peut pas entraver, il y a des inventions qui devraient rester à l’état de schémas, pour le salut des hommes.

Bref, ici, tout est faux, bien sûr. Mais si c’était vrai… ?

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Mon calendrier de l’Avent #23

Une chose que j’aime de Noël :

ÊTRE EN FAMILLE !

Ça se passe de commentaire.

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Mon calendrier de l’Avent #22

Une chose que j’aime de Noël :

DRESSER LA TABLE !

Choisir une jolie nappe, plier les serviettes, sortir la vaisselle de famille, poser des bougies, un chemin de table, préparer des porte-noms,… Oui, je prends ça très au sérieux !

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La Bible racontée comme un roman

Roman de Christine Pedotti.

La Bible. Voilà un texte qui en impose rien qu’avec son nom, puisque je n’ose pas vraiment parler de titre. La Bible, au sens de l’Ancien Testament, est un ensemble de textes d’auteurs inconnus, récits remaniés au fil des siècles et dont la forme définitive est finalement assez tardive. Pour certains, ce n’est qu’un recueil de légendes. Pour d’autres, c’est un texte à méditer, une parole de vie et d’amour.

Présentée ainsi, la Bible peut sembler un texte obscur, pesant et rébarbatif. Mais avant toute chose, la Bible nous parle d’hommes et de femmes qui, s’ils sont sous le regard d’un Dieu tout-puissant, aimant et juste, sont avant tout des êtres faillibles, animés de passions et pétris de doute. « Je vais donc vous raconter la Bible comme je l’aime, pleine de passion et de fracas, de haine et de tendresse, de violence et d’humour. » (p. 14)

La Bible mérite d’être lue pour les histoires qu’elles racontent, sans parler de foi ou de religion. Il y a de beaux récits à entendre dans ce livre millénaire. Christine Pedotti se livre à l’exercice faussement facile de mettre le texte à la portée de tous. « Si j’ai raconté la Bible, c’est pour permettre au lecteur et à la lectrice moderne de découvrir le texte, de l’entendre. » (p. 13) Et elle réussit à merveille son entreprise ! Sous sa plume, on voit renaître Abraham, Isaac, Jacob, Joseph et Moïse.

Dans ce premier volume, Christine Pedotti donne la parole à deux conteurs pour parler de la Genèse et de l’Exode. On s’arrête juste avant que le peuple élu pose le pied en terre de Canaan, après la fuite d’Égypte et le long séjour dans le désert. On a assisté à la première alliance, entre Abraham et Dieu, et à l’alliance renouvelée entre Moïse et Dieu.

J’ai un exemplaire de la Bible sur ma table de chevet. J’en lis régulièrement des passages. Grâce au roman de Christine Pedotti, j’ai envie d’ouvrir ma Bible plus souvent et de redécouvrir les histoires que je croyais connaître.

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Mon calendrier de l’Avent #21

Une chose que j’aime de Noël :

LA BÛCHE !

Pendant des années, j’ai confectionné la ou les bûches pour le dessert. Bûche pâtissière, évidemment ! Au chocolat, à la confiture, à la crème de marron… Et le plus important, la décoration avec des figurines en sucre ou en plastique !

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Mon calendrier de l’Avent #20

Une chose que j’aime de Noël :

EMBALLER LES CADEAUX !

Je ne suis pas manuelle et faire les paquets est souvent une galère. Mais je m’applique !

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Billevesée #208

Le pedigree, qu’est-ce que c’est ? C’est la liste des ancêtres de la même lignée qui garantit la pureté de la race d’un animal. Mais ça, personnellement, je m’en fous un peu. Je n’ai rien contre les animaux de race, certains sont très beaux, mais un chien bâtard ou un chat de gouttière a tout de même plus de caractère !

Parlons étymologie puisque vous savez que c’est un peu mon dada (sur mon bidet, quand je trotte, ça fait STOP !!!)

Le mot « pedigree » est le résultat de la déformation en langue anglaise de l’expression « pied de grue ». Pour un animal, le pied de grue, c’est l’arbre généalogique parce que le schéma ressemble à une patte de grue. L’expression a été reprise littéralement par les Anglais et sa prononciation a progressivement été déformée en « pedigree ».

Alors, billevesée ?

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Mon calendrier de l’Avent #19

Une chose que j’aime de Noël :

LE CHOCOLAT !

Oui, le chocolat, c’est à Pâques, mais c’est à Noël aussi ! Je n’oublierai jamais les truffes que faisait ma mamie. Je n’ai jamais réussi à les faire aussi délicieuses, aussi fondantes.

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Dire, ne pas dire : du bon usage de la langue française

Ouvrage de l’Académie française.

L’Académie française, à quoi sert-elle ? « Son but est d’éviter qu’une confusion dans les mots n’entraîne une confusion dans les idées. » (p. 8) Dans son introduction, Jean d’Ormesson nous rappelle que cette éminente d’assemblée d’hommes verts ne travaille pas pour « faire joli », mais pour préserver le sens. « Un français correct n’est ni une affectation ni un luxe. C’est la garantie d’une pensée sûre d’elle-même. La beauté de la langue n’est que le miroir d’une raison capable de mettre de l’ordre dans le chaos du monde. » (p. 9)

Il convient donc de distinguer la règle et l’usage, le second étant bien souvent fautif par rapport à la première. Attention aux contresens et approximations ! « Ces images de coupe claire et de coupe sombre, empruntées au langage de la sylviculture, sont fréquemment employées, mais bien souvent à contresens. Une coupe claire, pratiquée pour laisser passer la lumière, consiste à abattre un grand nombre d’arbres. Elle est donc plus sévère qu’une coupe sombre, consistant à abattre quelques arbres seulement, sans que le sous-bois s’en trouve éclairé. Un auteur doit donc redouter davantage la couple claire que la coupe sombre dans son texte, et les coupes claires dans les crédits sont plus à craindre que les coupes sombres. » (p. 58 & 59)

L’Académie française n’est pas hostile aux anglicismes : la langue française doit évoluer, mais il est tout à fait inutile d’y introduire des mots étrangers quand il existe déjà un mot français pour dire exactement la même chose. L’Académie n’est donc pas anglophobe et encore moins misogyne ! Si elle s’oppose à la féminisation des mots, ce n’est pas pour maintenir la prétendue supériorité de l’homme, mais pour garantir une égalité de traitement. Eh oui, le masculin est en fait un genre non marqué qui englobe le masculin et le féminin, alors que le féminin est un genre marqué et exclusif. « C’est donc le féminin qui est le genre de la discrimination, et non, comme on peut parfois l’entendre, le genre masculin. » (p. 88)

Je ne rappellerai jamais assez que « pallier » est suivi du COD et non du COI : « on pallie un manque » et pas « à un manque ». Vous avez un doute sur l’usage d’une préposition ou l’emploi du subjonctif ? Vous trouverez une réponse simple et claire dans cet ouvrage, et les quelques exemples de ce qui se dit et de ce qui ne se dit pas sont limpides.

Enfin, précisons que ce qui est immortel, c’est la langue, pas les membres de l’Académie française qui doivent leur surnom à une heureuse métonymie. « La langue française est immortelle à condition que chacun des mots qui la composent soit soumis à un examen permanent, et que les préjugés qui l’encombrent soient éliminés un par un. L’immortalité ne consiste pas à être figée à un moment donné du temps, mais au contraire à rester vivante. » (p. 183)

Ce petit ouvrage remet quelques points sur les i et ce n’est jamais un luxe dans notre monde perméable aux modes et aux tics de langage. Et quelle joie de lire que l’on maîtrise une règle un peu absconse ou que l’on sait quels pièges éviter !

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Mon calendrier de l’Avent #18

Une chose que j’aime de Noël :

LES CARTES DE FIN D’ANNÉE !

J’en envoie près d’une cinquantaine chaque année (et j’en reçois si peu… Ouiiiiin !) Depuis deux ans, je les confectionne moi-même. D’aucuns trouvent ça cheap, radin. Pour moi, c’est un cadeau, une pensée vraiment personnalisée envoyée à des personnes choisies.

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Mon calendrier de l’Avent #17

Une chose que j’aime de Noël :

LES ILLUMINATIONS !

Comme une gamine, émerveillée, je peux rester des heures devant les vitrines décorées ou le nez en l’air sous les décorations lumineuses extérieures.

Dans mon ancienne chambre, chez mes parents, la fenêtre donne sur la rue et sur un lampadaire auquel est accrochée une décoration lumineuse. Un de mes plaisirs est d’assister à l’allumage de cette décoration, au crépuscule.

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Le porteur d’histoire

Pas de critique littéraire aujourd’hui, mais on n’est pas très loin des livres et de leurs belles histoires. Voici un avis sur du spectacle vivant.

Comme si je n’avais pas été assez gâtée pour mon 30e anniversaire, deux amies m’ont offert une place pour une pièce de théâtre qui se joue en ce moment à Paris.

Il s’agit de la pièce Le porteur d’histoire, créée en 2011 par Alexis Michalik. Son succès ne se dément pas depuis ses débuts.

J’ai assisté à une représentation mercredi dernier et j’ai encore des étoiles dans les yeux !

Voilà la présentation de la merveille : « Par une nuit pluvieuse, au fin fond des Ardennes, Martin Martin doit enterrer son père. Il est alors loin d’imaginer que la découverte d’un carnet manuscrit va l’entraîner dans une quête vertigineuse à travers l’Histoire et les continents. Quinze ans plus tard, au cœur du désert algérien, une mère et sa fille disparaissent mystérieusement.  Elles ont été entraînées par le récit d’un inconnu, à la recherche d’un amas de livres frappés d’un étrange calice, et d’un trésor colossal, accumulé à travers les âges par une légendaire société secrète. »

Il est question d’Alexandre Dumas, du Comte de Monte-Cristo, d’un trésor perdu, d’un héritage transmis par les femmes, d’un voyage à travers le monde et l’histoire, et de livres, de beaucouuuuup de livres !

La pièce est donnée au Studio des Champs-Élysées jusqu’au 31 décembre. Courez-y, les amis !

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Mon calendrier de l’Avent #16

Une chose que j’aime de Noël :

LES  13 DESSERTS !

Je n’ai pas souvenir que nous ayons une année réuni tous ces desserts chez nous, mais j’aime cette idée d’abondance et de partage.

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Mon calendrier de l’Avent #15

Une chose que j’aime de Noël :

LE POINSETTIA !

Moi et les plantes vertes, c’est une grande histoire de désamour. Ça tombe bien, celle-ci est rouge.

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Il y a un T-Rex en ville – Les dinosaures envahissent ton quotidien !

Album de Ruth Symons. Illustrations de d’Aleksei Bitskoff.

Et si les dinosaures existaient de nos jours ? Imaginons que ce donnerait un T-Rex dans un environnement familier… Attention, les dégâts et bonjour la rigolade ! « Et si le T-Rex se mettait au sport ? Ses petits bras seraient bien trop courts pour qu’il fasse le poirier. » Sous forme de situations incongrues, on en apprend beaucoup sur le roi des dinosaures, sur sa morphologie, ses habitudes et son histoire.

Ce gros dino n’est pas effrayant pour deux sous ! Il ressemble plutôt au T-Rex de Toy Story qu’à la bestiole à grandes dents de Jurassic Park. On en voudrait bien un pour copain, même s’il prend pas mal de place ! Et pas sûr que Médor ou Mistigri seront d’accord…

La couverture en relief est très belle, avec des impressions façon écailles de lézard. Les dessins très colorés sont très accessibles aux jeunes lecteurs. Les détails sont légion et il y a des informations partout. Cet album est drôle et didactique, tout à fait adapté aux petits et grands lecteurs qui sont fascinés par les grosses bestioles disparues !

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Mon calendrier de l’Avent #14

Une chose que j’aime de Noël :

LES BOUGIES !

Je n’allume presque jamais de bougie, sauf à Noël où j’en voudrais partout. Sur la table du repas, au-dessus de la cheminée, sur les meubles et sur les rebords de fenêtre.

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Mon calendrier de l’Avent #13

Une chose que j’aime de Noël :

LES CHANTS DE NOËL !

Mon préféré, ultra classique, ultra connu, ultra rebattu, c’est Let it snow ! Si je l’entends en juillet, immédiatement, je suis dans l’ambiance de Noël.

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