Ma liste de vœux

Aimant les livres, je suis confrontée à deux types de personnes (tout à fait bien intentionnées, c’est certain !) au moment de mon anniversaire, Noël ou toute autre occasion supposant (à tort ou à raison) un cadeau.

  1. Les personnes qui m’offrent n’importe quel livre. Puisque j’aime lire, j’aime tous les livres. Eh ben oui, mais non. En premier lieu, puisque je lis beaucoup, il y a des chances que j’ai déjà lu le livre que l’on m’offre. En second lieu, non, je n’aime pas tout : lisant beaucoup et depuis longtemps, j’ai forcément des préférences.
  2. Les personnes qui ne m’offrent jamais aucun livre. Puisque j’aime les livres, j’ai déjà tous ceux que je veux. Eh ben oui, mais non, encore.
Lapins_Liste voeux

Certes, ce qui compte, ce n’est pas le cadeau, c’est l’intention et l’attention que représentent le cadeau. Mais c’est encore mieux si le cadeau ne tombe pas à côté, n’est-ce pas ? Voilà pourquoi j’affiche ici une (petite) liste de livres que je n’ai pas lus ou que je veux relire et que je n’ai pas encore achetés.

Vous devriez reconnaître certain·es auteur·ices et sujets que j’aime beaucoup beaucoup…

  • Les jardins statuaires, Jacques Abeille
  • Le huitième jour de la semaine, Christian Bobin (Édition Entre 4 yeux)
  • L’enchantement simple, Christian Bobin (Édition Entre 4 yeux)
  • Les poètes sont des monstres, Christian Bobin (Édition Entre 4 yeux)
  • Mozart et la pluie, suivi de Un désordre de pétales rouges, Christian Bobin (Édition Entre 4 yeux)
  • Œuvres complètes, coffret Pléiade n°2, Marguerite Duras
  • Contes du Wessex, Thomas Hardy
  • Nouvelles complètes 1864-1888, coffret Pléiade, Henry James
  • Nouvelles complètes 1888-1910, coffret Pléiade, Henry James
  • Un portrait de femme et autres romans, coffret Pléiade, Henry James
  • La trilogie des jumeaux, Agota Kristof
  • Nuit indigo, Lars Mytting (Collection Babel d’Actes Sud)
  • Le lapin magique et autres histoires, Christian Oster
  • Minuit sur le monde, Jules Pétrichor
  • Sœurs des vagues, Mikaël Roulot (BD)
  • L’oratorio de Noël, Göran Tunström
  • La maison dans les ténèbres, Tarjei Vesaas
  • Women Talking, DVD du film de Sarah Polley

Quelques précisions pour finir :

  1. Je suis quelqu’un de bien élevée : si j’ai déjà lu un livre ou si je sais en le voyant qu’il ne me conviendra pas, ça ne m’empêche pas de remercier et d’apprécier le cadeau. Donc, tout le monde se détend et on arrête les prises de tête inutiles (Oui, toi, tu sais que je parle de toi !)
  2. Il en faut très peu pour faire me faire plaisir. Du thé blanc ou vert. Une tablette de chocolat (TOUT SAUF DU PRALINÉ !). Le livre n’est pas le cadeau ultime à me faire à tout prix.
  3. Il n’est absolument pas nécessaire/obligatoire de m’offrir des cadeaux.
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Mes relectures

Depuis quelques années, j’aime revenir vers des lectures passées pour me les réapproprier.

Relire, c’est retrouver un ami ou recroiser le fer avec un ennemi.

Relire, c’est chercher à retrouver un ancien plaisir ou braver un ancien échec.

Relire, c’est redécouvrir un texte dont on pensait se souvenir ou redécouvrir un texte qu’on avait oublié avoir lu.

Relire, c’est aborder un texte l’expérience en plus, la candeur en moins.

Relire, c’est toujours lire. C’est toujours un plaisir.

La liste de mes relectures

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Ma PAL : pile à lire

On me la demande souvent ! Voici donc ma PAL.

Ma PAL papier

  1. Une bibliothèque de nuages, Christian Bobin
  2. Je serai le feu, Diglee
  3. La fille de l’Irlandais, Susan Fletcher
  4. Magnifique humanité, Léon XIV
  5. Du verre entre les doigts, Alix Lerasle
  6. Nina par hasard, Michèle Lesbre
  7. Les bienveillantes, Jonathan Littell
  8. Adieu Cheyenne, Larry McMurtry
  9. La marche du mort, Larry McMurtry
  10. Les rues de Laredo, Larry McMurtry
  11. Lonesome Dove 1, Larry McMurtry
  12. Lonesome Dove 2, Larry McMurtry
  13. Lune comanche, Larry McMurtry
  14. L’étoffe du temps, Lars Mytting
  15. Le cycle de Gormenghast, Mervyn Peake
  16. Ritournelle, Dimitri Rouchon-Borie
  17. Veilleuse du Calvaire, Lyonel Trouillot
  18. Le livre d’or des gens de Sunne, Güran Tunström

  1.  Ma PAL numérique
  2. Le tueur aveugle, Margaret Atwood
  3. Rouge, Mona Awad
  4. Perspectives, Laurent Binet
  5. Isabelle Bruges, Christian Bobin
  6. La folle allure, Christian Bobin
  7. L’eau des miroirs, Christian Bobin
  8. Les ruines du ciel, Christian Bobin
  9. L’inespérée, Christian Bobin
  10. Louise Amour, Christian Bobin
  11. Noireclaire, précédé de Carnet du soleil, Christian Bobin
  12. Prisonnier au berceau, Christian Bobin
  13. Ressusciter, Christian Bobin
  14. La bourelle – L’Iroquoise, Bernard Clavel
  15. La guinguette, Bernard Clavel
  16. La retraite aux flambeaux, Bernard Clavel
  17. La révolte à deux sous, Bernard Clavel
  18. Le carcajou, Bernard Clavel
  19. Le cavalier du Baïkal, Bernard Clavel
  20. Le chien du brigadier, Bernard Clavel
  21. Le massacre des innocents, Bernard Clavel
  22. Le royaume du Nord – 1 : Harricana, Bernard Clavel
  23. Le royaume du Nord – 2 : L’or de la terre, Bernard Clavel
  24. Le royaume du Nord – 3 : Miserere, Bernard Clavel
  25. Le royaume du Nord – 4 : Amarok, Bernard Clavel
  26. Le royaume du Nord – 5 : L’angelus du soir, Bernard Clavel
  27. Le royaume du Nord – 6 : Maudits sauvages, Bernard Clavel
  28. Le seigneur du fleuve, Bernard Clavel
  29. Le soleil des morts, Bernard Clavel
  30. Les colonnes du ciel – 1 : La saison des loups, Bernard Clavel
  31. Les colonnes du ciel – 2 : La femme de guerre, Bernard Clavel
  32. Les colonnes du ciel – 3 : La lumière du lac, Bernard Clavel
  33. Les colonnes du ciel – 4 : Marie bon pain, Bernard Clavel
  34. Les colonnes du ciel – 5 : Compagnons du Nouveau-Monde, Bernard Clavel
  35. Les grands malheurs, Bernard Clavel
  36. Les petits bonheurs, Bernard Clavel
  37. Les roses de Verdun, Bernard Clavel
  38. L’Espagnol, Bernard Clavel
  39. L’homme du Labrador, Bernard Clavel
  40. Meurtre sur le Grandvaux, Bernard Clavel
  41. Quand j’étais capitaine, Bernard Clavel
  42. Tiennot, Bernard Clavel
  43. Le visage de la nuit, Cécile Coulon
  44. Les mandragores, Marius Degardin
  45. La maison d’Âpre-Vent, Charles Dickens
  46. Notre part de nuit, Marina Enriquez
  47. Malgré toute ma rage, Jérémy Fel
  48. La mystérieuse bibliothèque de Blackwood Abbey, Hester Fox
  49. Impératrice des airs, Pete Fromm
  50. La promesse de l’aube, Romain Gary
  51. Les racines du ciel, Romain Gary
  52. Nous aussi, Anne Godard
  53. Une chance folle, Anne Godard
  54. Les forestiers, Thomas Hardy
  55. Les revenants, Laura Kasischke
  56. Pouvoirs de l’horreur, Julia Kristeva
  57. Melmoth ou l’homme errant, Charles Mathurin
  58. Fox, Joyce Carol Oates
  59. Mère disparue, Joyce Carol Oates
  60. Le patient anglais, Michael Ondaatje
  61. Allez les mages !, Terry Pratchett
  62. Coup de tabac, Terry Pratchett
  63. Déraillé, Terry Pratchett
  64. Je m’habillerai de nuit, Terry Pratchett
  65. Jeu de nains, Terry Pratchett,
  66. La couronne du berger, Terry Pratchett
  67. La vérité, Terry Pratchett
  68. Le cinquième éléphant, Terry Pratchett
  69. Le dernier continent, Terry Pratchett
  70. Le dernier héros, Terry Pratchett
  71. Le fabuleux Maurice et ses rongeurs savants, Terry Pratchett
  72. Le grand livre des gnomes, Terry Pratchett
  73. Le nouveau Vade-Mecum, Terry Pratchett
  74. Le père Porcher, Terry Pratchett
  75. Le peuple du tapis, Terry Pratchett
  76. Le régiment monstrueux, Terry Pratchett
  77. Les ch’tis hommes libres, Terry Pratchett
  78. L’hiverrier, Terry Pratchett
  79. Monnayé, Terry Pratchett
  80. Pieds d’argile, Terry Pratchett
  81. Procrastination, Terry Pratchett
  82. Ronde de nuit, Terry Pratchett
  83. Strate-à-gemmes, Terry Pratchett
  84. Timbré, Terry Pratchett
  85. Un chapeau de ciel, Terry Pratchett
  86. Va-t-en-guerre, Terry Pratchett
  87. Hangsaman, Shirley Jackson
  88. Les abysses, Rivers Solomon
  89. Sorrowland, Rivers Solomon
  90. La cure de Framley, Anthony Troloppe
  91. La patience de Mauricette, Lucien Suel
  92. La voie, Gabriel Tallent
  93. Cent ans, Herbjorg Wassmo
  94. Princesse, Kinga Wyrykowska

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Belles de jour – Figures féminines dans les collections du Musée des Beaux-Arts de Nantes, 1860-1930

Ouvrage collectif.

Pendant sa rénovation, le Musée des Beaux-Arts de Nantes a prêté des œuvres de ses collections à d’autres musées, dont au Palais Lumière d’Évian qui a organisé une exposition autour de la figure féminine dans l’art pictural entre 1860 et 1930. « Au cours de cette soixantaine d’années, les mutations économiques et politiques ont profondément bouleversé le rôle et la place des femmes dans la perception sociale. » (p. 4) Cette mise en valeur de plusieurs dizaines de tableaux donne une idée de la politique d’acquisition du musée nantais.

Les notices très détaillées replacent les tableaux dans leur contexte et dans l’œuvre de chaque artiste. Elles sont des mines d’information historiques ! Mais surtout, ce catalogue d’exposition, qui a toute sa place sur mon étagère de lectures féministes, montre la diversité des représentations féminines. «  Ce que nous apprend chacun des peintres, dans sa manière de présenter et de représenter les femmes, c’est une vision d’une époque. […] À travers une comparaison de figures féminines, il nous est possible de nous rendre compte qu’on n’était pas femme de la même manière, qu’il y a plusieurs formes de féminités. La Femme n’est qu’un mot. » (p. 31) La dernière phrase semble une évidence, mais elle gagne à être répétée !

Voilà un bel ouvrage que je prendrai plaisir à parcourir et à relire, pour m’émerveiller encore sur le détail d’une main, la délicatesse d’une main ou le chatoiement d’une étoffe.

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Bob Dylan – Real Moments de Barry Feinstein

Album de photographies de Barry Feinstein.

Quatrième de couverture (une fois n’est pas coutume et elle est sublime !)

« Le livre que vous tenez entre les mains contient une série de photos prises à différents moments, la plupart pendant la tournée 1966 (sans Levon Helm qui a été remplacé par Mickey Jones). C’était la première tournée électrique européenne de Bob après le 1965 Acoustic Tour documenté par Don’t Look Back de D.A. Pennebaker. Les légendes de Barry expliquent les circonstances, ses photos racontent l’histoire. En contemplant ses images j’espère que vous verrez ce que Barry Feinstein voyait. » (Préface de Bob Neuwirth)

Une centaine de photos en noir et blanc, Bob Dylan crève les pleines et doubles pages. Il se sait bel homme et son image le précède : lunettes noires, pantalon rayé, harmonica à portée de lèvres, guitare, cigarettes, mèche de cheveux négligemment travaillée… Mais il n’en abuse jamais. Au-delà des apparences, il n’est jamais ridicule et dégage une humilité sans pareille. Le génie est là, sans aucun doute. L’album lui rend hommage, mais celui que l’on voit, c’est l’homme derrière les flashes, l’artiste des backstages, celui qu’on croyait inaccessible. Comment le rencontre-t-on, ce Bob Dylan secret ? Simplement : Barry Feinstein ne cherche pas la photo qui fera sensation, mais la photo qui est vérité. « Presque toutes mes photos de Dylan ont été prises à son insu. On se faisait mutuellement confiance, ce qui me permettait de le capturer tel qu’il était – dans la solitude et l’isolement d’être Bob Dylan. » (p. 108)

La complicité et l’amitié sont patentes entre Bob Dylan et Barry Feinstein. Elles s’illustrent par le degré d’intimité qu’atteignent les photos. « Bob et moi étions amis depuis longtemps avant de commencer à travailler ensemble. On traînait ensemble et on se comprenait l’un l’autre. Lorsqu’on avait quelque chose à dire on parlait, lorsqu’on n’avait rien à se dire on restait silencieux. » (p. 7) À entendre Barry Feinstein, on veut bien croire que travailler avec Dylan ressemblait au bonheur. Mais si ces deux-là se connaissaient vraiment, l’intimité n’a jamais empiété sur le respect. « C’est en cela que je crois que les photos que j’ai faites sont différentes, parce qu’il savait que je n’utiliserais rien qui ne soit pas à son avantage. » (p. 15) Barry Feinstein a montré l’intimité et les fragilités de Bob, mais il n’a pas brisé le mythe. Au plus fort de l’humanité révélée du poète subsiste toujours le mystère Dylan.

Contrairement à un Jim Morrison qui jouait avec l’objectif, Bob Dylan témoigne une superbe indifférence au photographe. Il ne se met pas en scène et toutes les photos sont des morceaux choisis parce qu’elles sont authentiques et viscéralement sincères. Le noir et blanc sublime cette authenticité. Pas de paillette ni de poudre aux yeux, juste un homme. « Je n’ai jamais utilisé de flash pour mes photographies. Je shootais en utilisant des pellicules noir et blanc ; la couleur pouvait être trompeuse. Cette tournée se prêtait au noir et blanc – c’était journalistique, un reportage, la réalité ! Même si la photo est sombre et ténébreuse, c’est plus réel. » (p. 44) C’est Barry Feinstein qui le dit : il cherchait à immortaliser le réel. Et ce faisant, il a produit un chef-d’œuvre inattendu.

De planches contact en portraits, on suit Bob Dylan à Londres, à Liverpool ou en Écosse. On le croise en compagnie de Françoise Hardy et, plus cocasse, de Johnny Hallyday. Quelques enfants passent par-là et ça donne une photo inoubliable. L’image que je retiens de cet album, c’est une sublime prise de vue des mains de Bob Dylan. Rien qu’à les voir, on entend tout ce qui en est sorti. « Nombreuses sont les personnes qui peuvent tenir un appareil photo et appuyer sur le bouton. Mais tout le monde ne peut pas faire une photo qui chante. Comme une superbe chanson, une superbe photographie doit raconter une histoire. » (Préface de Bob Neuwirth) Ce grand et bel album ne se lit pas, il se regarde à peine. Pour bien faire, il faut l’écouter et percevoir la mélodie qui n’en finit pas de sourdre des pages. Chaque image a sa bande originale : pour peu qu’on prête l’oreille, on ne peut pas la manquer…

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La gameuse et son chat – 3

Manga de Wataru Nadatani.

Le petit Omubishi grandit et Kozakura s’adapte de mieux en mieux aux comportements singuliers de son jeune compagnon. Elle reste cependant bien perplexe devant les jeux simples de son animal : un sac en papier ou une gomme, et voilà le minou pris d’une excitation irrépressible ! Et la jeune femme, bien occupée par son chat, doit définir un programme très strict si elle veut consacrer un maximum de ses loisirs à un nouveau jeu. « Devenir adulte réduit considérablement la part [du] temps que l’on peut réserver aux jeux vidéo. » Ce que je préfère vraiment dans cette série de mangas, ce sont les chapitres racontés du point de vue d’Omubishi et qui reprennent les pages précédentes. J’ai apprécié que ce volume explique un peu plus le langage et le fonctionnement des jeux vidéo. Cela permet de mieux comprendre comment Kozakura prête à son chaton des traits ou des aptitudes de personnage vidéoludique.

Je me suis encore laissé prendre par cette bouille adorable de jeune chat ! « Regardez-moi ces petites papattes ! Ça me rappelle ces petits pains briochés que j’aime tant ! » J’avoue avoir parfois envie de croquer ma Bowie tant elle est douce et mignonne ! Puis je me souviens que sous la douceur des pattounes se cachent des armes impitoyables…

J’ai déjà lu le premier et le second volume de cette série. Il est très probable que j’emprunte les suivants à la bibliothèque !

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