Mes relectures

Depuis quelques années, j’aime revenir vers des lectures passées pour me les réapproprier.

Relire, c’est retrouver un ami ou recroiser le fer avec un ennemi.

Relire, c’est chercher à retrouver un ancien plaisir ou braver un ancien échec.

Relire, c’est redécouvrir un texte dont on pensait se souvenir ou redécouvrir un texte qu’on avait oublié avoir lu.

Relire, c’est aborder un texte l’expérience en plus, la candeur en moins.

Relire, c’est toujours lire. C’est toujours un plaisir.

La liste de mes relectures

Publié dans Mon Boudoir | Laisser un commentaire

Ma PAL : pile à lire

On me la demande souvent ! Voici donc ma PAL.

Ma PAL papier

  1. Je serai le feu, Diglee
  2. Adieu Cheyenne, Larry McMurtry
  3. La marche du mort, Larry McMurtry
  4. Les rues de Laredo, Larry McMurtry
  5. Lonesome Dove 1, Larry McMurtry
  6. Lonesome Dove 2, Larry McMurtry
  7. Lune comanche, Larry McMurtry
  8. L’étoffe du temps, Lars Mytting
  9. Le cycle de Gormenghast, Mervyn Peake
  10. Ritournelle, Dimitri Rouchon-Borie

  1.  Ma PAL numérique
  2. Le tueur aveugle, Margaret Atwood
  3. Rouge, Mona Awad
  4. Perspectives, Laurent Binet
  5. Geai, Christian Bobin
  6. Isabelle Bruges, Christian Bobin
  7. La folle allure, Christian Bobin
  8. L’eau des miroirs, Christian Bobin
  9. Les ruines du ciel, Christian Bobin
  10. L’inespérée, Christian Bobin
  11. Louise Amour, Christian Bobin
  12. Noireclaire, précédé de Carnet du soleil, Christian Bobin
  13. Pierre, Christian Bobin
  14. Prisonnier au berceau, Christian Bobin
  15. Ressusciter, Christian Bobin
  16. La bourelle – L’Iroquoise, Bernard Clavel
  17. La guinguette, Bernard Clavel
  18. La retraite aux flambeaux, Bernard Clavel
  19. La révolte à deux sous, Bernard Clavel
  20. Le carcajou, Bernard Clavel
  21. Le cavalier du Baïkal, Bernard Clavel
  22. Le chien du brigadier, Bernard Clavel
  23. Le massacre des innocents, Bernard Clavel
  24. Le royaume du Nord – 1 : Harricana, Bernard Clavel
  25. Le royaume du Nord – 2 : L’or de la terre, Bernard Clavel
  26. Le royaume du Nord – 3 : Miserere, Bernard Clavel
  27. Le royaume du Nord – 4 : Amarok, Bernard Clavel
  28. Le royaume du Nord – 5 : L’angelus du soir, Bernard Clavel
  29. Le royaume du Nord – 6 : Maudits sauvages, Bernard Clavel
  30. Le seigneur du fleuve, Bernard Clavel
  31. Le soleil des morts, Bernard Clavel
  32. Les colonnes du ciel – 1 : La saison des loups, Bernard Clavel
  33. Les colonnes du ciel – 2 : La femme de guerre, Bernard Clavel
  34. Les colonnes du ciel – 3 : La lumière du lac, Bernard Clavel
  35. Les colonnes du ciel – 4 : Marie bon pain, Bernard Clavel
  36. Les colonnes du ciel – 5 : Compagnons du Nouveau-Monde, Bernard Clavel
  37. Les grands malheurs, Bernard Clavel
  38. Les petits bonheurs, Bernard Clavel
  39. Les roses de Verdun, Bernard Clavel
  40. L’Espagnol, Bernard Clavel
  41. L’homme du Labrador, Bernard Clavel
  42. Meurtre sur le Grandvaux, Bernard Clavel
  43. Quand j’étais capitaine, Bernard Clavel
  44. Tiennot, Bernard Clavel
  45. Le visage de la nuit, Cécile Coulon
  46. Les mandragores, Marius Degardin
  47. La maison d’Âpre-Vent, Charles Dickens
  48. Notre part de nuit, Marina Enriquez
  49. Malgré toute ma rage, Jérémy Fel
  50. Impératrice des airs, Pete Fromm
  51. La promesse de l’aube, Romain Gary
  52. Les racines du ciel, Romain Gary
  53. Chien 51, Laurent Gaudé
  54. Zem, Laurent Gaudé
  55. Les forestiers, Thomas Hardy
  56. De l’autre côté de la mère, Pauline Harmange
  57. Pouvoirs de l’horreur, Julia Kristeva
  58. Les bienveillantes, Jonathan Littell
  59. Le vagabond des étoiles, Jack London
  60. Melmoth ou l’homme errant, Charles Mathurin
  61. Fox, Joyce Carol Oates
  62. Mère disparue, Joyce Carol Oates
  63. Le patient anglais, Michael Ondaatje
  64. Allez les mages !, Terry Pratchett
  65. Coup de tabac, Terry Pratchett
  66. Déraillé, Terry Pratchett
  67. Je m’habillerai de nuit, Terry Pratchett
  68. Jeu de nains, Terry Pratchett,
  69. La couronne du berger, Terry Pratchett
  70. La vérité, Terry Pratchett
  71. Le cinquième éléphant, Terry Pratchett
  72. Le dernier continent, Terry Pratchett
  73. Le dernier héros, Terry Pratchett
  74. Le fabuleux Maurice et ses rongeurs savants, Terry Pratchett
  75. Le grand livre des gnomes, Terry Pratchett
  76. Le nouveau Vade-Mecum, Terry Pratchett
  77. Le père Porcher, Terry Pratchett
  78. Le peuple du tapis, Terry Pratchett
  79. Le régiment monstrueux, Terry Pratchett
  80. Les ch’tis hommes libres, Terry Pratchett
  81. Les tribulations d’un mage en Aurient, Terry Pratchett
  82. L’hiverrier, Terry Pratchett
  83. Monnayé, Terry Pratchett
  84. Pieds d’argile, Terry Pratchett
  85. Procrastination, Terry Pratchett
  86. Ronde de nuit, Terry Pratchett
  87. Strate-à-gemmes, Terry Pratchett
  88. Timbré, Terry Pratchett
  89. Un chapeau de ciel, Terry Pratchett
  90. Va-t-en-guerre, Terry Pratchett
  91. Les abysses, Rivers Solomon
  92. Soif de sang, Rivers Solomon
  93. Sorrowland, Rivers Solomon
  94. La cure de Framley, Anthony Troloppe
  95. La patience de Mauricette, Lucien Suel
  96. La voie, Gabriel Tallent
  97. Cent ans, Herbjorg Wassmo
  98. Princesse, Kinga Wyrykowska
Publié dans Mon Boudoir | Laisser un commentaire

Belles de jour – Figures féminines dans les collections du Musée des Beaux-Arts de Nantes, 1860-1930

Ouvrage collectif.

Pendant sa rénovation, le Musée des Beaux-Arts de Nantes a prêté des œuvres de ses collections à d’autres musées, dont au Palais Lumière d’Évian qui a organisé une exposition autour de la figure féminine dans l’art pictural entre 1860 et 1930. « Au cours de cette soixantaine d’années, les mutations économiques et politiques ont profondément bouleversé le rôle et la place des femmes dans la perception sociale. » (p. 4) Cette mise en valeur de plusieurs dizaines de tableaux donne une idée de la politique d’acquisition du musée nantais.

Les notices très détaillées replacent les tableaux dans leur contexte et dans l’œuvre de chaque artiste. Elles sont des mines d’information historiques ! Mais surtout, ce catalogue d’exposition, qui a toute sa place sur mon étagère de lectures féministes, montre la diversité des représentations féminines. «  Ce que nous apprend chacun des peintres, dans sa manière de présenter et de représenter les femmes, c’est une vision d’une époque. […] À travers une comparaison de figures féminines, il nous est possible de nous rendre compte qu’on n’était pas femme de la même manière, qu’il y a plusieurs formes de féminités. La Femme n’est qu’un mot. » (p. 31) La dernière phrase semble une évidence, mais elle gagne à être répétée !

Voilà un bel ouvrage que je prendrai plaisir à parcourir et à relire, pour m’émerveiller encore sur le détail d’une main, la délicatesse d’une main ou le chatoiement d’une étoffe.

Publié dans Mon Alexandrie | Laisser un commentaire

Bob Dylan – Real Moments de Barry Feinstein

Album de photographies de Barry Feinstein.

Quatrième de couverture (une fois n’est pas coutume et elle est sublime !)

« Le livre que vous tenez entre les mains contient une série de photos prises à différents moments, la plupart pendant la tournée 1966 (sans Levon Helm qui a été remplacé par Mickey Jones). C’était la première tournée électrique européenne de Bob après le 1965 Acoustic Tour documenté par Don’t Look Back de D.A. Pennebaker. Les légendes de Barry expliquent les circonstances, ses photos racontent l’histoire. En contemplant ses images j’espère que vous verrez ce que Barry Feinstein voyait. » (Préface de Bob Neuwirth)

Une centaine de photos en noir et blanc, Bob Dylan crève les pleines et doubles pages. Il se sait bel homme et son image le précède : lunettes noires, pantalon rayé, harmonica à portée de lèvres, guitare, cigarettes, mèche de cheveux négligemment travaillée… Mais il n’en abuse jamais. Au-delà des apparences, il n’est jamais ridicule et dégage une humilité sans pareille. Le génie est là, sans aucun doute. L’album lui rend hommage, mais celui que l’on voit, c’est l’homme derrière les flashes, l’artiste des backstages, celui qu’on croyait inaccessible. Comment le rencontre-t-on, ce Bob Dylan secret ? Simplement : Barry Feinstein ne cherche pas la photo qui fera sensation, mais la photo qui est vérité. « Presque toutes mes photos de Dylan ont été prises à son insu. On se faisait mutuellement confiance, ce qui me permettait de le capturer tel qu’il était – dans la solitude et l’isolement d’être Bob Dylan. » (p. 108)

La complicité et l’amitié sont patentes entre Bob Dylan et Barry Feinstein. Elles s’illustrent par le degré d’intimité qu’atteignent les photos. « Bob et moi étions amis depuis longtemps avant de commencer à travailler ensemble. On traînait ensemble et on se comprenait l’un l’autre. Lorsqu’on avait quelque chose à dire on parlait, lorsqu’on n’avait rien à se dire on restait silencieux. » (p. 7) À entendre Barry Feinstein, on veut bien croire que travailler avec Dylan ressemblait au bonheur. Mais si ces deux-là se connaissaient vraiment, l’intimité n’a jamais empiété sur le respect. « C’est en cela que je crois que les photos que j’ai faites sont différentes, parce qu’il savait que je n’utiliserais rien qui ne soit pas à son avantage. » (p. 15) Barry Feinstein a montré l’intimité et les fragilités de Bob, mais il n’a pas brisé le mythe. Au plus fort de l’humanité révélée du poète subsiste toujours le mystère Dylan.

Contrairement à un Jim Morrison qui jouait avec l’objectif, Bob Dylan témoigne une superbe indifférence au photographe. Il ne se met pas en scène et toutes les photos sont des morceaux choisis parce qu’elles sont authentiques et viscéralement sincères. Le noir et blanc sublime cette authenticité. Pas de paillette ni de poudre aux yeux, juste un homme. « Je n’ai jamais utilisé de flash pour mes photographies. Je shootais en utilisant des pellicules noir et blanc ; la couleur pouvait être trompeuse. Cette tournée se prêtait au noir et blanc – c’était journalistique, un reportage, la réalité ! Même si la photo est sombre et ténébreuse, c’est plus réel. » (p. 44) C’est Barry Feinstein qui le dit : il cherchait à immortaliser le réel. Et ce faisant, il a produit un chef-d’œuvre inattendu.

De planches contact en portraits, on suit Bob Dylan à Londres, à Liverpool ou en Écosse. On le croise en compagnie de Françoise Hardy et, plus cocasse, de Johnny Hallyday. Quelques enfants passent par-là et ça donne une photo inoubliable. L’image que je retiens de cet album, c’est une sublime prise de vue des mains de Bob Dylan. Rien qu’à les voir, on entend tout ce qui en est sorti. « Nombreuses sont les personnes qui peuvent tenir un appareil photo et appuyer sur le bouton. Mais tout le monde ne peut pas faire une photo qui chante. Comme une superbe chanson, une superbe photographie doit raconter une histoire. » (Préface de Bob Neuwirth) Ce grand et bel album ne se lit pas, il se regarde à peine. Pour bien faire, il faut l’écouter et percevoir la mélodie qui n’en finit pas de sourdre des pages. Chaque image a sa bande originale : pour peu qu’on prête l’oreille, on ne peut pas la manquer…

Publié dans Mon Alexandrie | Marqué avec | Laisser un commentaire

La gameuse et son chat – 3

Manga de Wataru Nadatani.

Le petit Omubishi grandit et Kozakura s’adapte de mieux en mieux aux comportements singuliers de son jeune compagnon. Elle reste cependant bien perplexe devant les jeux simples de son animal : un sac en papier ou une gomme, et voilà le minou pris d’une excitation irrépressible ! Et la jeune femme, bien occupée par son chat, doit définir un programme très strict si elle veut consacrer un maximum de ses loisirs à un nouveau jeu. « Devenir adulte réduit considérablement la part [du] temps que l’on peut réserver aux jeux vidéo. » Ce que je préfère vraiment dans cette série de mangas, ce sont les chapitres racontés du point de vue d’Omubishi et qui reprennent les pages précédentes. J’ai apprécié que ce volume explique un peu plus le langage et le fonctionnement des jeux vidéo. Cela permet de mieux comprendre comment Kozakura prête à son chaton des traits ou des aptitudes de personnage vidéoludique.

Je me suis encore laissé prendre par cette bouille adorable de jeune chat ! « Regardez-moi ces petites papattes ! Ça me rappelle ces petits pains briochés que j’aime tant ! » J’avoue avoir parfois envie de croquer ma Bowie tant elle est douce et mignonne ! Puis je me souviens que sous la douceur des pattounes se cachent des armes impitoyables…

J’ai déjà lu le premier et le second volume de cette série. Il est très probable que j’emprunte les suivants à la bibliothèque !

Publié dans Mon Alexandrie | Laisser un commentaire